Les Services Civiques, pour SUD éducation, c’est non !

Des super-bénévoles pour faire tourner les établissements scolaires ?
mercredi 20 décembre 2017
par  Sud Éducation Guyane

Dans l’Éducation Nationale, un personnel sur cinq travaille sous contrat précaire, renouvelable d’année en année, sans bénéficier des mêmes droits que leurs collègues fonctionnaires. Ces personnels effectuent des missions d’enseignement, de surveillance en Vie Scolaire, d’accompagnement des élèves en situation de handicap, d’orientation…et leur nombre va continuer d’augmenter avec l’annonce du gouvernement de la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat Macron. Dans un même temps, le ministre de l’Éducation Nationale a annoncé à la rentrée 2017 le développement d’un nouveau « statut » encore plus précaire, celui des Services Civiques, dont le nombre devrait être porté à 350 000 d’ici 2018.

Le recours au Service Civique est un moyen pour l’Éducation Nationale de contourner les contraintes déjà maigres qui existent dans le droit public et dans le Code du Travail pour l’employeur. Avec un salaire d’un peu plus de 500 euros par mois pour 24 à 48 heures de travail réparties sur 6 jours, sans accès aux droits fondamentaux des travailleur-euse-s, tels que les droits syndicaux et les droits sociaux, le Service Civique, c’est l’esclavage !

Les offres d’emploi publiées sur les sites des académies et sur www.service-civique.gouv.fr montrent bien que les Services Civiques effectuent des missions de service public pérennes, d’enseignement et d’éducation. Un collège cherche par exemple deux personnels en Service Civique pour accompagner des projets d’éducation à la citoyenneté et pour participer à la lutte contre le décrochage scolaire avec un temps de travail hebdomadaire de 30h de travail pour 580 euros pendant 7 mois. Une école maternelle recrute un personnel en Service Civique pour contribuer à l’inclusion des élèves en situation de handicap. On assiste donc à une précarisation aggravée des métiers de l’Éducation Nationale alors que l’accompagnement des élèves en situation de handicap et toutes les missions d’éducation nécessitent de vraies formations dans le cadre d’un emploi statutaire.

La Fédération des syndicats SUD éducation appelle tous les personnels de l’Éducation Nationale à :

- Se mobiliser pour réclamer les créations de poste nécessaires dans nos établissements scolaires ;
- Lutter pour la titularisation de tou-te-s les précaires ;
- Refuser le recours aux Services Civiques.



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Brèves

SUD Solidaires en action n° 160 (20 novembre 2018)

mardi 20 novembre

- Syndicalistes, nous marcherons pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes au travail
- Si tous nos mouvements convergeaient, nous pourrions gagner
- Retraité-es : le groupe des 9 fait monter la pression
- Guyane : grève victorieuse dans l’éducation
- La Poste 92 : toujours en grève
- Pôle emploi : en grève le 20 novembre

Sexisme et manuels scolaires

dimanche 4 novembre

Outils de travail quotidien pour les élèves et les enseignant-es, les manuels scolaires sont hélas bien souvent les vecteurs de représentations stéréotypées, sexistes. Ils contribuent par là à perpétuer un ordre patriarcal synonyme de discriminations. Le Centre Hubertine Auclert a produit de nombreuses études analysant les représentations sexuées dans les manuels d’histoire, de français, de mathématiques. Ces études permettent de mieux comprendre les biais sexistes de nombre de manuels.
(la suite en téléchargement)

#pasdevague, surenchère sécuritaire : le dossier de SUD éducation

dimanche 4 novembre

La diffusion samedi 20 octobre d’une vidéo montrant une collègue de l’académie de Créteil braquée avec une arme factice a été suivie par la multiplication, sur twitter, de messages accompagnés du hashtag #pasdevague, jusqu’à atteindre 20 000 messages. Depuis, la récupération politique par la droite et l’extrême-droite n’a pas traîné. Et ce vendredi 26 novembre, les ministres de l’éducation, de l’intérieur et de la justice ont annoncé une flopée de mesures sécuritaires, policières, réactionnaires. Le point par la fédération SUD éducation, accompagné de visuels à utiliser sur les réseaux sociaux.

Sur le Web : Dossier SUD éducation