Parcoursup : pour SUD-Éducation, c’est toujours non. En grève le 24 janvier !

mardi 22 janvier 2019
par  Sud Éducation Guyane

À compter du 22 janvier, une deuxième génération de lycéen.ne.s doit entrer ses vœux sur Parcoursup pour espérer accéder à une formation d’enseignement supérieur. L’année zéro de la plateforme (2017-2018) n’a fait que nous conforter dans notre rejet d’une réforme qui généralise la sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur.

• Du 22 janvier au 14 mars, les lycéennes et lycéens doivent entrer dix vœux dans la plateforme, sans les hiérarchiser selon leurs propres préférences. La ministre Frédérique Vidal refuse toujours de laisser les candidat.e.s indiquer leurs préférences avant la phase complémentaire de la procédure, postérieure au baccalauréat. Cette obstination révèle un choix politique : il s’agit d’empêcher les formations d’enseignement supérieur qui souhaiteraient prendre pour seul critère le choix (donc la motivation) des jeunes, de le faire. Les formations doivent sélectionner, classer, trier, c’est-à-dire détecter les premier.e.s de cordée qui sont la seule préoccupation de ce gouvernement. Avant Parcoursup, les lycéen.ne.s classaient leurs vœux par ordre de préférence ; ce sont à présent les formations qui ont l’obligation de se livrer à un gigantesque et absurde classement des candidat.e.s.

• Le gouvernement refuse de créer les places nécessaires pour accueillir dignement tou.te.s les jeunes qui le souhaitent dans la formation de leur choix, en particulier dans les universités, les IUT et les BTS.

• Le gouvernement persiste à maintenir la plus grande opacité sur l’opération de sélection qui se produit via Parcoursup : opacité sur les critères de classement utilisés par les formations, et sur le bilan de l’année zéro de Parcoursup, par filières et par territoires. Sur le terrain, nous n’avons pu observer que l’arbitraire et les discriminations, par exemple selon la filière ou le lycée d’origine.

Les lycéennes et lycéens mobilisé.e.s en décembre ont eu raison de rejeter des réformes conçues pour ségréguer et exclure :

• La réforme du lycée
• La pérennisation de Parcoursup
• La hausse des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-communautaires

Les « stylos rouges » portent à leur tour des revendications similaires.

SUD-Éducation appelle les personnels de l’éducation à les rejoindre massivement dans la grève le jeudi 24 janvier, et à débattre en assemblée générale de sa reconduction, pour imposer des reculs sur les réformes Blanquer et Vidal, pour obtenir des moyens pour l’égalité et le droit à l’éducation pour tou.te.s.


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Brèves

Tou.te.s en grève le 4 avril 2019 !

vendredi 29 mars

Rassemblons-nous massivement
FSU - SGEN-CFDT - STEG-UTG - SUD éducation - FNEC FP-FO - SE-UNSA
- Cayenne 9h devant le rectorat de Guyane
- St Laurent 9h devant l’inspection « académique »

VENDREDI 15 mars - GREVE dans L’EDUCATION

jeudi 28 février

Appel à la grève
SNES-FSU - SNEP-FSU - SNUEP-FSU - SGEN-CFDT - STEG-UTG - SUD éducation - SNETAA-FO - SNETAP-FSU

Combattons le projet d’école Blanquer

samedi 23 février

Revendications de SUD éducation :

- L’abrogation de la réforme du lycée et du bac
- L’abrogation de la réforme de la voie professionnelle
- Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves
- Une réduction des effectifs par classe en lycée (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national
- Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te-s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques,artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
- L’abandon du SNU et du service civique
- L’abandon du projet d’imposer une deuxième HSA dans le second degré
- L’abandon de la réforme des directions d’école
- Dans les écoles, un travail en équipe renforcé avec des moyens et du temps attribués aux écoles et non à des individu-e-s directeurs ou directrices. Une gestion collective des charges permettrait une prise en charge collégiale et/ou avec partage des tâches.
- Le respect de la liberté pédagogique des enseignant-e-s.
- La prise en main par les personnels eux-mêmes de leur formation pédagogique.

Jeudi 21 février - Journée d’action dans l’éducation

dimanche 17 février

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