Collège Gran Man Difou à Maripasoula : un collège toxique !

mercredi 28 mars 2018
par  Sud Éducation Guyane

Depuis le début du mois de février, le collège de Maripa-Soula a dû faire face à aux moins deux invasions de puces et de chiques, qui ont rendu de nombreuses salles de cours impraticables. Le premier traitement mis en place début mars ayant été inefficace, un second traitement a été appliqué au milieu du mois.

Lorsque les cours ont repris le lundi 19 mars, de nombreux élèves, enseignants, et personnels du collège se sont plaints de maux de tête, d’irritations, de problèmes respiratoires, de nausées, etc. Les personnels mettent en cause les produits utilisés : Delta-K Othrine, eau de crésyl, eau de javel, autant de produits qui, utilisés successivement, auraient nécessité des précautions d’emploi draconiennes qui n’ont pas été mises en place, mettant en péril la santé des élèves et des personnels (les agents d’entretien ayant été les plus exposés).

Le collège a ensuite à nouveau été fermé et un nouveau nettoyage a été effectué. Le 26 mars, une rencontre a eu lieu entre les personnels et des représentants de la CTG. Ceux-ci ont annoncé oralement que les cours pouvaient reprendre mais, malgré les demandes, n’ont fourni ni le nom des produits utilisés, ni les protocoles mis en place pour le nettoyage, ni un document écrit de l’Agence Régionale de Santé certifiant la salubrité des locaux. Il est donc demandé donc aux personnels de reprendre le travail sans qu’ils n’aient l’assurance que leur santé soit protégée.

Entre les vacances de Carnaval et celles de Pâques, dans un collège recevant un public en grande difficulté scolaire, les élèves ont été accueillis moins de dix jours cumulés dans des conditions ne permettant pas l’apprentissage. Pour certaines classes, c’est un tiers des enseignements depuis le début de l’année qui ont déjà été perdus, dans l’indifférence de la CTG et du rectorat.

- SUD Éducation demande l’envoi d’un expert de l’Agence Régionale de Santé pour examiner la situation sanitaire au collège Gran Man Difou et pour obtenir une certification écrite, de la possible de reprendre les cours dans des conditions décentes.

- SUD Education demande une vraie prise en compte des besoins des élèves du fleuve par le rectorat. La santé et les études des maripasouliens ne peuvent pas être mises au rabais ! Les enfants du fleuve ne doivent plus être laissés de côté !

SUD éducation Guyane,
le 27 mars 2018


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Brèves

Tou.te.s en grève le 4 avril 2019 !

vendredi 29 mars

Rassemblons-nous massivement
FSU - SGEN-CFDT - STEG-UTG - SUD éducation - FNEC FP-FO - SE-UNSA
- Cayenne 9h devant le rectorat de Guyane
- St Laurent 9h devant l’inspection « académique »

VENDREDI 15 mars - GREVE dans L’EDUCATION

jeudi 28 février

Appel à la grève
SNES-FSU - SNEP-FSU - SNUEP-FSU - SGEN-CFDT - STEG-UTG - SUD éducation - SNETAA-FO - SNETAP-FSU

Combattons le projet d’école Blanquer

samedi 23 février

Revendications de SUD éducation :

- L’abrogation de la réforme du lycée et du bac
- L’abrogation de la réforme de la voie professionnelle
- Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves
- Une réduction des effectifs par classe en lycée (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national
- Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te-s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques,artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
- L’abandon du SNU et du service civique
- L’abandon du projet d’imposer une deuxième HSA dans le second degré
- L’abandon de la réforme des directions d’école
- Dans les écoles, un travail en équipe renforcé avec des moyens et du temps attribués aux écoles et non à des individu-e-s directeurs ou directrices. Une gestion collective des charges permettrait une prise en charge collégiale et/ou avec partage des tâches.
- Le respect de la liberté pédagogique des enseignant-e-s.
- La prise en main par les personnels eux-mêmes de leur formation pédagogique.

Jeudi 21 février - Journée d’action dans l’éducation

dimanche 17 février

SNES-FSU
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