Du « Plan Etudiants » à la plateforme Parcoursup : l’instauration de la sélection ! Le 1er février, agissons pour une université ouverte

jeudi 18 janvier 2018
par  Sud Éducation Guyane

Ce mois de janvier est celui de la mise en place dans les universités et les lycées de la plateforme « Parcoursup », et ceci alors que la réforme n’a pas encore été votée par les sénateur·trices et n’est donc pas adoptée !

Les attendus nationaux, déclinés en attendus locaux sont rédigés dans la précipitation et sans consultation réelle des enseignant·es concerné.e.s, ni des instances des universités. Ceux-ci vont pourtant être déterminants pour l’accès des bachelier·es aux formations post-bac et pour les réorientations des étudiant·es en cours de Licence. Dans de nombreux cas, ils vont bloquer l’accès des jeunes aux filières de leur choix, leur imposer des remises à niveau qui ne sont pas encore connues ou organisées, mais aussi décourager les candidatures, en particulier des élèves les plus en difficulté. Dans de nombreux cas, la mise en place de capacités d’accueil, la croissance du nombre de bachelier.e.s et la multiplication des vœux (non hiérarchisés) vont transformer la quasi-totalité des filières ouvertes en filières sélectives.

La procédure d’émission des vœux et d’affectation semble aujourd’hui extrêmement complexe, voire irréalisable. La limitation à 10 vœux, l’absence de hiérarchisation des vœux, le calendrier d’affectation, vont générer d’énormes difficultés à la fois pour les services universitaires et pour les jeunes et leurs familles. Nous craignons que de nombreux.ses bachelier·es restent sans affectation jusqu’à la dernière phase, celle où le recteur leur fera une proposition d’affectation dans une filière dans laquelle il reste des places vacantes mais en dehors de leurs dix vœux. Proposition à laquelle il faudra répondre sous 24 heures !

Rapidement la mission Mathiot, sur la réforme du baccalauréat et de l’enseignement au lycée, va rendre son rapport. Il n’y a pour l’instant pas d’informations concrètes en dehors des fuites dans la presse. Toutefois, celle-ci risque d’entériner la fin du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, la réduction du nombre d’épreuves terminales et des horaires disciplinaires. Nous craignons que cette réforme ne renforce les inégalités territoriales et sociales et nos organisations alertent les personnel.le.s, les jeunes et les familles sur la nécessité de réagir rapidement aux premières annonces ministérielles si elles confirment bien ces craintes.

Depuis l’annonce du Plan Eudiants le Ministère, notre interfédérale a fait part de son opposition à la réforme, toutes les craintes exprimées depuis cette annonce se révèlent fondées. Cette réforme instaure de fait une sélection pour l’accès à l’université d’une partie des jeunes et à terme pour toutes et tous.

Pour la stopper, empêcher l’instauration de la sélection, conserver un baccalauréat garantissant l’accès de toutes et tous les bachelier.es sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix, empêcher une réforme du bac et du lycée qui soit un outil au service de la mise en place de cette sélection, il faut nous mobiliser.

C’est pourquoi nos organisations réaffirment :
- La nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires.
- Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de tous les bacheliers sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix.
- L’exigence d’ouverture massive de places supplémentaires en 1er cycle post bac et le refus de toute sélection à l’entrée à l’université.
- Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications.
- L’abandon du projet de loi sur 1er cycle post bac et du plan « étudiants » qui l’accompagne, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun au supérieur.

Sur cette base, elles appellent les lycéen·nes, les étudiant·es, les personnel.le.s des universités et des lycées à se mobiliser le jeudi 1er février 2018, à se réunir, dès maintenant, en assemblée générale pour débattre des réformes, à se mobiliser sous toutes les formes décidées collectivement, y compris par la grève le 1er février, dans les universités et les lycées pour alerter sur les dangers des réformes en cours.

Une nouvelle interfédérale se tiendra le 1er février au soir pour proposer des suites à cette journée de mobilisation.

Appel signé par CGT-FERC, FNEC-FO, FSU, SGL, Solidaires étudiant-e-s, SUD Education, UNEF, UNL, UNL-SD



Commentaires

Agenda

<<

2018

 

<<

Octobre

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031    
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

GREVE INTEPROFESSIONNELLE - GUYANE - 9 OCTOBRE

lundi 24 septembre

A l’appel de :
FSU
SNETAA-FO
SUD éducation

Rassemblement :
Cayenne 9h00 Préfecture
Kourou 9h00 Mairie
Saint-Laurent 9h00 Sous-préfecture

LYCEE PRO - GUYANE - GREVE et RASSEMBLEMENT LE 27 SEPTEMBRE

mercredi 19 septembre

Appel à la grève en Guyane et à un rassemblement devant la Préfecture à 9h00

SNUEP-FSU
SNEP-FSU
SUD éducation Guyane
STEG-UTG

- Derrière la communication, une nouvelle attaque contre le LP

Notre détermination est douce mais inébranlable

vendredi 8 juin

DEUX RDV CONTRE LA MONTAGNE D’OR :
CAYENNE - SAMEDI 16 JUIN – RDV PLACE DES PALMISTES – 16H00
SAINT-LAURENT - LUNDI 18 JUIN – RDV ROND-POINT DU STADE - 14H00

Halte à la gouvernance imbécile de la Guyane Contre la hiérarchie, pas de hiérarchie !

vendredi 18 mai

SUD éducation Guyane, à l’instar de son attachement et de la promotion des pédagogies alternatives, défend les principes de gouvernance alternative décidée collectivement par les usagers de l’éducation nationale.
SUD éducation Guyane attaché à ces principes anti-hiérarchiques ne souhaite [...] aucun recteur quel qu’il soit.
SUD éducation Guyane appelle tous les usagers de l’éducation nationale en Guyane à se réunir en assemblée générale et à convoquer des états généraux de la gouvernance de l’académie pour jeter les nouvelles bases de gestion et de gouvernance de notre académie, émancipée d’une hiérarchie inutile et incompétente.

GREVE - 22 MAI - FONCTION PUBLIQUE - GUYANE

samedi 12 mai

SAINT-LAURENT-DU-MARONI
CAYENNE
KOUROU

GREVE à l’appel de l’UTG, de la FSU, de la CDTG-CFDT, de l’UNSA, du SNETAA-FO et de Solidaires