Communiqué de la fédération des syndicats SUD Éducation

Imposons le retrait total du projet de loi sur les retraites !

Le 24 juin 2010 : tous en grève !
dimanche 20 juin 2010
par  Sud Éducation Guyane

Le projet de loi sur les retraites s’inscrit dans la lignée des contre réformes antérieures – 1993, 2003, 2007, 2008. Celles-ci ont entraîné une baisse de 20% des pensions. En interdisant de partir à la retraite à 60 ans, en augmentant la durée de cotisation, le gouvernement et ses maîtres des marchés financiers veulent « augmenter le temps d’activité » de ceux qui travaillent. Pour de nombreux travailleurs au chômage avant 60 ans, cela signifiera l’allongement de la durée du chômage et cela creusera les caisses d’indemnisation.

Pas une retraite ne doit être inférieure au SMIC. Le recul de l’âge de la retraite réduira encore la possibilité de la vivre en bonne santé. Travailler plus longtemps est d’autant plus inacceptable que le chômage augmente et que les conditions de travail se détériorent, aggravant la souffrance au travail, faisant apparaître de nouvelles pathologies. Disons-le tout net : alors que la productivité ne cesse de progresser, il faut travailler non pas plus, mais moins !

Le projet de loi augmente le taux de cotisation des fonctionnaires et baisse ainsi leur salaire. Le gouvernement applique les mêmes mesures de baisse salariale qu’en Grèce ou en Espagne. Les fonctionnaires y laisseront chaque mois une journée de salaire.

Le gouvernement, le patronat, les banques savent qu’une augmentation des cotisations patronales de 0,26% par an pendant 40 ans suffirait à régler la question du financement pour une retraite à 60 ans, à 75% au moins, pour 37,5 annuités de cotisation pour tous. Sachant que la part des profits boursiers versés aux actionnaires dépasse chaque année en France cent milliards d’euros, on voit bien qu’une telle mesure est aisément finançable.

Avec Solidaires, nous disons que la répétition des journées d’« action », même baptisées « temps forts », est une stratégie perdante qui ne suffira pas à faire reculer le gouvernement. Les salariés le savent aussi. Ils rejettent pourtant massivement le projet de loi sur les retraites. Pour faire reculer Sarkozy et le capital, il faut une mobilisation durable, massive des salariés. Cela s’appelle la grève générale. Il ne s’agit pas de la décréter et d’attendre... mais de la rendre crédible aux yeux des salariéEs et de la rendre possible en s’appuyant sur les mobilisations, en favorisant l’information contre la propagande du gouvernement, en multipliant les initiatives au sein d’intersyndicales locales ou de collectifs plus larges comme il s’en développe dans de nombreux départements. Pour cela, il faut construire des espaces de débat (appels, réunions...) entre syndicalistes de base, par-delà les appartenances syndicales pour bâtir le combat commun.

- Pour les 37,5 annuités

- Pour la retraite à 60 ans

- Contre la régression sociale

- Pour la construction d’un rapport de force qui permette d’affronter ce gouvernement,

la Fédération Sud Éducation appelle tous les personnels de l’Éducation nationale à la grève nationale, interprofessionnelle le 24 juin pour imposer le retrait total du projet de loi gouvernemental.

La Fédération Sud Éducation appelle à multiplier les initiatives de résistance à la politique de régression sociale généralisée du gouvernement et du Medef et à préparer une grève reconductible et généralisée.


Commentaires

Agenda

<<

2019

 

<<

Mars

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

VENDREDI 15 mars - GREVE dans L’EDUCATION

jeudi 28 février

Appel à la grève
SNES-FSU - SNEP-FSU - SNUEP-FSU - SGEN-CFDT - STEG-UTG - SUD éducation - SNETAA-FO - SNETAP-FSU

Combattons le projet d’école Blanquer

samedi 23 février

Revendications de SUD éducation :

- L’abrogation de la réforme du lycée et du bac
- L’abrogation de la réforme de la voie professionnelle
- Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves
- Une réduction des effectifs par classe en lycée (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national
- Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te-s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques,artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
- L’abandon du SNU et du service civique
- L’abandon du projet d’imposer une deuxième HSA dans le second degré
- L’abandon de la réforme des directions d’école
- Dans les écoles, un travail en équipe renforcé avec des moyens et du temps attribués aux écoles et non à des individu-e-s directeurs ou directrices. Une gestion collective des charges permettrait une prise en charge collégiale et/ou avec partage des tâches.
- Le respect de la liberté pédagogique des enseignant-e-s.
- La prise en main par les personnels eux-mêmes de leur formation pédagogique.

Jeudi 21 février - Journée d’action dans l’éducation

dimanche 17 février

SNES-FSU
SNEP-FSU
SNUEP-FSU
SUD éducation
SNETAA-FO
STEG-UTG
SGEN-CFDT
SNETAP-FSU

MARDI 12 FEVRIER - GREVE EDUCATION

jeudi 7 février

RENDEZ-VOUS
Cayenne - 9h00 - devant le Rectorat
Saint-Laurent - 9h00 - devant la Sous-préfecture

GREVE INTEPROFESSIONNELLE - PUBLIC-PRIVE - GUYANE - 5 FEVRIER

samedi 2 février

RENDEZ-VOUS
9h00 - Préfecture - Cayenne
9h00 - Sous-préfecture - Saint-Laurent