Maintenant il faut que ça change !

Edito
samedi 2 juin 2012
par  Sud Éducation Guyane

Sarkozy, c’est fini et nous ne regretterons certainement pas son éviction et celle de son gouvernement, qui ont mené ces dernières années une politique de destruction sociale et démocratique.

Des décennies de politiques globalement antisociales, le racisme et la xénophobie de ce pouvoir ont renforcé les tendances les plus réactionnaires de la société. Les suffrages portés sur la candidate du FN et sur le Président sortant nous engagent tous à lutter avec encore
plus de détermination pour contrer le retour des idéologies les plus nauséabondes et pour imposer des alternatives à cette société d’inégalité et de précarité.

Sortir de la résignation
Les mobilisations n’ont certes pas été absentes. Mais faute d’avoir créé le rapport de force pour faire plier un pouvoir résolu à ne rien concéder, elles ont été défaites à chaque fois sur l’essentiel. La résignation a fini par l’emporter chez beaucoup, qui considéraient qu’il était impossible d’emporter des victoires sociales face à un tel gouvernement. Cela n’a jamais été le cas de SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires. Nous savons qu’une grève générale,
interprofessionnelle et reconductible, peut faire plier n’importe quel
gouvernement, parce qu’elle touche aux profits des actionnaires et du patronat.
Le changement de Président et celui du gouvernement doivent engager chacun à retrouver le chemin des luttes pour gagner.

Ni attentisme ni illusion
Point n’est besoin d’entrer dans le détail du programme du Président élu pour s’en convaincre…

L’affirmation de F. Hollande, répétée à l’envie, « d’abord le redressement et puis ensuite la redistribution », est à elle seule tout un programme : nous n’en n’avons pas fini avec l’austérité. Ce sont encore les salariés et la population qui paieront pas le capital. En 1981, il y avait eu au moins un peu de redistribution avant la rigueur… Cette fois-ci il y a bien peu de chance que nous sortions du chantage de la dette publique et de l’austérité sans rupture franche avec les politiques libérales.

La croisée des chemins
La résolution de la crise de la dette se fera nécessairement sur la base d’un rapport de force. Nous sommes à la croisée des chemins : soit nous courbons l’échine devant les politiques d’austérité, les diktats du patronat et des marchés financiers, soit nous passons à
l’offensive pour défendre les acquis sociaux, pour en conquérir de nouveaux et imposer une autre répartition des richesses. L’issue des élections n’y change rien : le véritable changement viendra de notre volonté, de notre capacité à nous mobiliser pour faire plier le patronat,
les puissances d’argent, et les gouvernements qui veulent nous faire payer leur crise.

Passer à l’offensive
Ce qui est à l’ordre du jour, ce n’est pas seulement la résistance aux attaques contre les droits sociaux, les droits du travail, les services publics et les solidarités. Car il n’y a pas de statu quo possible. Ou bien nous changeons radicalement le rapport de force, ou bien nous subirons les purges qui s’appliquent aujourd’hui dans d’autres pays d’Europe. Il s’agit donc de repartir à l’offensive.

De ces luttes devra émerger la conscience de la nécessité d’une alternative globale à un système capitaliste dont les contradictions et les injustices sont aujourd’hui en pleine lumière.

Le gouvernement change, pas nos revendications

Passons à l’offensive !


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Brèves

Coup de gueule… bis

dimanche 14 septembre 2014

Au collège, on accueille de plus en plus d’élèves hétérogènes : non lecteurs, lecteurs débutants, déchiffreurs, en difficultés personnelles, sociales, primo arrivants, etc. Le collège doit donc devenir un lieu où tous ces élèves ont leur place mais aussi le lieu de toutes les expérimentations. Génial !
On va pouvoir enfin inventer, créer, innover. Oui, mais... Quels outils, quel matériel, quelle formation pour le professeur qui veut s’investir dans les projets ? Il va falloir tâtonner, trier la masse d’informations sur internet, faire des proformas, écouter le discours des uns, des autres, trouver une salle, demander une armoire, des livres, un ordinateur ? J’en passe ! Monter des projets, c’est bien joli, mais quel parcours du combattant ! Tout ceci est-il bien logique à l’heure où on supprime les enseignants spécialisés ? Est-ce au professeur lambda de remplacer ces spécialistes ? Comme d’habitude, on marche sur la tête !

Coup de gueule

dimanche 14 septembre 2014

80% d’une classe d’âge au bac ! C’était une révolution. L’égalité des chances... etc. Oui, on y arrive.
On trafique les notes, on fait passer les élèves au bénéfice de l’âge, on les maintient dans le système sans leur donner les moyens de réussir.... j’en passe ! On arrive maintenant à avoir des élèves qui vont au bac en sachant tout juste lire. Oui, tout le monde peut avoir son bac, un bac bradé pour faire du chiffre !
De quel intérêt parle-t-on alors ? Celui de l’élève ou celui de la sacro-sainte statistique d’une société dans laquelle seul le rendement compte ?

Enquête par questionnaire

jeudi 13 décembre 2012

Dès janvier SUD Éducation Guyane lancera une enquête par questionnaire sur les conditions matérielles de travail dans les écoles de Guyane.

L’objectif est pour nous de recueillir des données chiffrées histoire de dresser une liste assez exhaustive de problèmes rencontrés au niveau de nos extraordinaires conditions de travail...

Pour mener à bien cette enquête nous avons reçu un coup de main des camarades du département de sociologie de l’université Brest.

Double vacation

jeudi 13 décembre 2012

Le recteur est revenu sur sa position : il n’y aura pas d’expérimentation de la double vacation en Guyane. Reste que des enfants sont toujours non scolarisés et les constructions scolaires manquent cruellement.

La fédération SUD Éducation va intervenir auprès du ministère pour réaffirmer la nécessité d’un plan d’urgence pour l’éducation en Guyane.

Inspection : et si on arrêtait les bidouillages ?

jeudi 13 décembre 2012

SUD Éducation vient d’écrire au recteur pour lui demander de rappeler à ses Inspecteurs qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi en matière d’inspection.

Les inspections surprises ne sont pas réglementaires. Les rapports d’inspection doivent être adressés aux intéressés dans un délai d’un mois et la note pédagogique doit être communiquée dans le trimestre qui suit l’inspection.