Rattrapage

Nous ne serons pas dupes de leurs exigences !

mardi 17 février 2009
par  Sud Éducation Guyane

Sud éducation refuse de cautionner les manœuvres rectorales qui conduisent à nous faire croire que nous devons récupérer les heures et les jours de classe « perdus » lors du mouvement de novembre/décembre. Nous n’acceptons pas ces directives qui incitent entre autre à la modification des dates des vacances scolaires, auxquelles les élèves et les membres de l’Éducation Nationale ont droit, les rythmes scolaires n’ayant pas été décidés sur la base d’improvisations mais pour permettre aux jeunes de se reposer.

Continuera-t-on longtemps à nous dédaigner, en votant des décisions sans les représentants des personnels pour ensuite nous faire croire que ces décisions seront le fruit d’une concertation en conseil d’administration ou en conseil d’école ? La première réunion concernant le rattrapage des cours devait avoir lieu le 22 janvier. Or, le quorum n’ayant pas été atteint, le recteur a de nouveau convoqué le CAEN pour le 29 janvier, jour d’une grève national, dont l’annonce a été faite plus d’un mois auparavant. Il a délibérément maintenu cette réunion un jour de mobilisation, manifestant une nouvelle fois son dédain pour les revendications du personnel, qu’il n’a même pas daigné écouter ce jour-là. Cette décision a donc été votée en comité restreint, sans aucun représentant du personnel et en tant que telle, elle est inacceptable.

Continuera-t-on longtemps à jeter le discrédit sur la conscience que le personnel enseignant a de sa mission ? Les personnels, bien souvent, n’ont pas attendu des directives pour rattraper des heures de cours, particulièrement quand le déficit en heures de cours était nuisible à la préparation correcte des examens. Qui plus est, d’un endroit à un autre les situations ont été très différentes sur l’ensemble du territoire et la mesure ne saurait être la même pour tout le monde en Guyane, ce que d’ailleurs chaque établissement a déjà largement pris en compte.

Continuera-t-on longtemps à nous faire croire surtout que cette décision est prise dans le souci du bien des élèves ? Nous dénonçons l’hypocrisie d’un recteur qui prétend se soucier des heures de cours perdues quand dans nombre d’établissements de Guyane, la classe ne peut se tenir dans des conditions normales de sécurité et d’exigence de niveau, du fait des défaillances structurelles et matérielles. Que le Recteur écoute les revendications du personnel, qui connaît son métier et les besoins multiples des établissements, au lieu de se retrancher dans son Rectorat dès que le mécontentement gronde. Les congés et les emplois du temps des personnels et des élèves ne doivent pas être modulables selon le bon vouloir du Recteur.

Le blocage de la Guyane a débouché sur une baisse conséquente du prix de l’essence pour l’ensemble de la population, y compris les membres de l’Éducation Nationale. Nous n’accepterons pas cette façon de concevoir l’activité politique, syndicale ou citoyenne comme une perturbation « rattrapable » ! Les luttes ne sont pas des caprices d’enfants.

Des établissements ont déjà fait savoir qu’ils ne feront pas ce rattrapage. Sud Éducation Guyane les soutient dans leur démarche et appelle l’ensemble de la communauté éducative à en faire autant.

Sud Éducation Guyane.


Commentaires

Agenda

<<

2017

 

<<

Décembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

Noël et Jour de l’an, faire ses courses en mode militant !

dimanche 10 décembre

Depuis quelques mois, l’Union syndicale Solidaires est représentative au niveau de la convention collective Prestataires de Services dans le Secteur Tertiaire. Dans les métiers couvert par cette convention, l’animation commerciale est l’un des les plus représentés.

Pour les fêtes de fin d’année les adhérent-es SUD-Solidaires vont sans doute se rendre au moins une fois dans les grandes et moyennes surfaces ou les magasins spécialisés. Nous pouvons aussi avoir un acte militant lorsque nous faisons nos courses ! (la suite)

Elections au C.A. dans le Secondaire

vendredi 6 octobre

Votez et faites voter pour les listes "SUD éducation" au
- Lycée professionnel Elie Castor (Kourou)
- Lycée polyvalent Melkior et Garré (Cayenne)
- Lycée polyvalent Lama-Prévot (Remire-Montjoly)
- Lycée polyvalent Bertène Juminer (Saint-Laurent du Maroni)

Préavis de grève “généraliste” du lundi 2 octobre au samedi 2 décembre 2017

mercredi 4 octobre

Le préavis « généraliste » évolue en fonction de l’actualité. Il permet de couvrir l’ensemble des personnels travaillant dans les écoles, services et établissements scolaires (enseignant-es, enseignant-es-chercheurs-chercheuses et chercheurs-chercheuses, IATOSS, ITA et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé, employé-es par le ministère de l’Éducation Nationale, le Ministère de l’enseignement Supérieur et de la recherche, le Ministère de l’intérieur, de l’outre mer et des Collectivités Territoriales, ou le Ministère de la fonction publique ; une négociation préalable a eu lieu pour les personnels exerçant des fonctions d’enseignement dans une école maternelle ou élémentaire publique ayant charge de classe).

Sur le Web : Préavis de grève

21 SEPTEMBRE 2017 : AGIR ET S’UNIR POUR NE PAS SUBIR ! SUD PTT, SUD éducation, FSU, UTG

lundi 18 septembre

APPEL INTERSYNDICAL DE GUYANE A LA GRÈVE ET AUX MANIFESTATIONS
FSU
UTG
SUD PTT
SUD éducation

Citoyens-nes, lycéens-nes, étudiants-es, chômeurs-euses, salariés-es du privé et du public, retraités-es,

CAYENNE : RDV 9h00 aux Chaînes brisées, Avenue Mandela

Dossier complet SUD-Solidaires contre la Loi Travail 2

mardi 5 septembre

Code du travail : mort sur ordonnances. Pas de bonne surprise pour l’Union syndicale Solidaires dans ce que vient de présenter le gouvernement à travers ses ordonnances.

La facilitation des licenciements collectifs et individuels constitue un gros morceau de la nouvelle loi. La remise en cause de la hiérarchie des normes, c’est-à-dire de la protection collective de tous-tes les salariées continue. Les salarié-es des petites entreprises ne sont pas épargné-es dans les mesures proposées...

Ensemble, ne laissons pas l’ultra libéralisme à la Macron et le Medef régir nos vies ! Les distributions de dividendes, les cadeaux fiscaux et la flexibilisation totale des salarié-es ne sont pas créateurs d’emplois stables et permettant de vivre dignement ! Luttons pour la réduction du temps de travail, pour la hausse des salaires, pour des services publics au service de tous et toutes !

Grève le 12 septembre 2017 !