Tract de présentation RESF

CONTRE LES PRÉJUGÉS : des idées reçues qu’il faut dissiper.

lundi 24 septembre 2007
par  Sud Éducation Guyane

Un jeune avant18 ans n’est pas en situation
irrégulière !
 ???? Si un jeune obtient un titre de séjour, cela ne
signifie pas que ses parents auront des papiers !
 ???? Une maman étrangère qui vient accoucher à
Saint-Laurent du Maroni ne fera pas de son enfant
un Français par cet accouchement !
 ???? Un étranger en situation irrégulière ne peut
toucher ni les allocations de la CAF, ni aucune
autre aide sociale !
 ???? Un enfant né en Guyane de parents en situation
irrégulière ne bénéficiera d’aucune prestation
sociale avant ses 13 ans où il pourra demander
un titre d’identité républicain.
 ???? L’expulsion d’un des membres de la famille
coûte plus cher que le regroupement familial.
Par exemple, si une maman a des papiers, et
qu’on renvoie son mari qui contribuait aussi à
faire vivre la famille, il ne restera plus qu’un seul
salaire. C’est donc la société qui compensera par
des aides le départ du papa. De plus même, en
situation irrégulière il était soumis à l’impôt et
donc contribuait à l’effort collectif.
La Guyane forme des jeunes : si on les expulse
à 18 ans, elle aura financé des études
sans en récolter les fruits !

CONTRE DE MAUVAISES HABITUDES : transformer les paroles en actes.

La Préfecture : l’importance du récépissé.
Nous insistons systématiquement pour que soit
délivré un récépissé aux étrangers qui déposent
une demande de titre de séjour.
Pourquoi ce document est-il si important ?
D’abord parce qu’il s’agit de la seule véritable
preuve du dépôt de la demande. Or, actuellement
en Guyane, la règle est de ne pas remettre ce document,
qui est pourtant une obligation légale.
On voit des élèves ayant déposé un dossier de
carte de séjour qui interrogent la Préfecture un
voire deux ans après sur la suite donnée à leur
demande et qui se voient répondre qu’il n’y a jamais
eu de dossier à leur nom !
D’autre part, ce récépissé accorde au demandeur,
une autorisation provisoire de séjour pendant la
durée d’examen. Cela signifie que pendant cette
durée, l’étranger n’est pas en situation irrégulière
et ne peut donc être reconduit à la frontière. D’où
l’urgence pour les jeunes majeurs scolarisés qui
ont fait une demande dans l’année et qui n’auront
pas de réponse avant les vacances scolaires !

Le Rectorat : l’obligation de scolarisation.
La convention de New-York sur les Droits de l’enfant
ratifiée par la France stipule que l’État est
dans l’obligation de scolariser tous les enfants. Il
ne peut y avoir de discrimination entre les Français
et les étrangers dans ce domaine.
L’âge fatidique des 16 ans ne s’applique qu’aux
familles. Il n’est pas possible de refuser la scolarisation
d’un jeune étranger au prétexte qu’il aurait
plus de 16 ans. Seules des raisons d’ordre pédagogique
peuvent être invoquées.

COMMENT ETRE MEMBRE DU RESEAU ? COMMENT SE FAIRE AIDER ? Vous rencontrez dans votre vie quotidienne des personnes vivant des situations difficiles ? Vous désirez les aider ? Il suffit de nous contacter au 0694 26 90 90 Rejoignez/soutenez RESF-Guyane.


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Brèves

Les élèves étrangers pendant les vacances

vendredi 11 juin 2010

Les vacances scolaires sont propices aux arrestations des jeunes majeurs étrangers dont la situation scolaire n’est pas toujours claire. Il est important que les élèves partent en vacances avec une preuve de leur inscription pour l’année prochaine. Ils doivent en garder une copie sur eux en permanence. Dites-leur !

Si vous êtes informé qu’un élève est arrêté, vous pouvez appeler le numéro d’urgence RESF : 0694-26-90-90 pendant tout l’été.

Rasemblement pour Kelly

mercredi 12 mai 2010

Nous nous sommes retrouvés à une trentaine de personnes devant
la Préfecture mercredi 12 mai. Toutes les organisations signataires étaient
représentées.
Malgré notre insistance et le nombre d’associations représentées, nous
n’avons pas été reçus en Préfecture.
Nous continuons à nous mobiliser pour obtenir le retour de Kelly.

APPEL DE CAYENNE : Demande au Gouvernement Français pour la communauté haïtienne

jeudi 28 janvier 2010

A la suite du séisme qui a eu lieu en Haïti, la communauté haïtienne de France et en particulier de Guyane se trouve dans une situation catastrophique. Les Haïtiens ne sont plus en mesure de prouver leur état-civil et n’ont aucun espoir de satisfaire aux exigences en vigueur pour leur régularisation.

Face à cette situation humanitaire dramatique, nous demandons au Gouvernement Français :

- une régularisation exceptionnelle et durable de tous les Haïtiens présents sur le territoire français,
- le regroupement familial exceptionnel pour les proches, tout particulièrement enfants et personnes âgées en danger en Haïti alors qu’ils ont de la famille sur le territoire français,
- des mesures spécifiques pour la prise en charge des enfants de Guyane devenus orphelins,
- l’abandon des exigences administratives en matière d’état-civil devenues impossibles à satisfaire,
- des moyens supplémentaires humains et financiers pour gérer la situation à la Préfecture de la Guyane.

La Guyane a déjà su accueillir les Martiniquais victimes de La Montagne Pelée et les Hmongs par exemple. Nous demandons maintenant, avec le soutien de l’Union Européenne, un plan de développement pour la Guyane, intégrant la communauté haïtienne et incluant l’éducation, la formation, le logement, la santé et le travail.

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

Signer la pétition