18 décembre, journée internationale des migrant-e-s. Une école pour toutes et tous ?

Communiqué de la fédération SUD éducation
mardi 18 décembre 2018
par  Sud Éducation Guyane

Parmi les milliers de migrant-e-s qui arrivent en Europe, la situation des enfants, en particulier celles des mineur-e-s isolé-e-s, est certainement la plus fragile. L’accès aux soins, la garantie d’une prise en charge intégrale et l’accès aux établissements et la scolarisation ne sont pas toujours garantis sur le territoire français malgré la ratification de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).

Les jeunes majeur-e-s isolé-e-s sont de moins en moins scolarisé-e-s car plongé-e-s dans les déboires administratifs qui ne cessent de les précariser, de les forcer à accepter des conditions de vie et de travail toujours plus précaires (squats, travail clandestin…). Ils n’ont pas d’autres choix que d’abandonner l’école qui représente pour eux un levier d’émancipation dans leur pays d’accueil.

Les familles des migrant-e-s à l’instar des étranger-e-s sont de plus en plus précarisées. De plus en plus de familles se retrouvent à la rue par la saturation des dispositifs d’accueil d’urgence et la scolarisation des enfants représente de moins en moins un moratoire à des dispositifs d’expulsion arbitraire. Le regroupement familial est de plus en plus compliqué et soumis à l’arbitraire des préfectures en totale violation des droits de vivre en famille reconnus par la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH).

Le désengagement de l’État dans la scolarisation et l’égalité d’accès à l’éducation de tou-te-s les enfants présent-e-s sur son territoire est manifeste. Il y a de moins en moins de dispositifs spécifiques d’accueil des enfants primo-arrivants et des enfants du voyage : nombre de postes non pourvus, postes fractionnés, méprisés par l’administration... Ce sont les enfants les plus précaires qui sont encore victimes des coupes budgétaires.

Dans les métiers de l’éducation, la précarisation touche de plein fouet les collègues étranger-e-s (hors Union européenne) qui ne peuvent être embauché-e-s qu’en tant que contractuel-le-s car privé-e-s d’accès aux concours de la fonction publique du fait de leur nationalité. Ces contractuel-le-s représentent une main d’œuvre « flexible et corvéable ».

SUD éducation participera activement aux mobilisations du 18 décembre pour la journée internationale des migrant-e-s et revendique :

- l’abrogation des lois anti-immigré-e-s ;
- la protection des mineur-e-s isolé-e-s étranger-ère-s et des jeunes majeur-e-s scolarisé-e-s ;
- l’arrêt de toutes les expulsions et les mêmes droits pour toutes et tous ;
- la titularisation des personnels précaires sans condition de nationalité ni de concours ;
- l’arrêt de la stigmatisation des étranger-e-s
- le droit de vote pour tous et toutes les étranger-e-s ;
- le retour à une véritable politique de l’asile (avec en particulier la suppression de la notion de pays dits ’’sûrs’’) ;
- la régularisation de toutes et tous les sans-papiers par la délivrance d’un titre unique de séjour ;
- la liberté de circulation et d’installation pour tous et toutes.



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Brèves

20 mars - Grève totale à l’Université de Guyane

samedi 16 mars

Assemblée Générale - 9h00 - Amphi A
puis Grande Marche

A l’appel de plusieurs organisations :
SUD éducation, UNEF, RESF, SNES-FSU, SNESUP-FSU, LDH, STEG-UTG, VIVA

Les élèves étrangers pendant les vacances

vendredi 11 juin 2010

Les vacances scolaires sont propices aux arrestations des jeunes majeurs étrangers dont la situation scolaire n’est pas toujours claire. Il est important que les élèves partent en vacances avec une preuve de leur inscription pour l’année prochaine. Ils doivent en garder une copie sur eux en permanence. Dites-leur !

Si vous êtes informé qu’un élève est arrêté, vous pouvez appeler le numéro d’urgence RESF : 0694-26-90-90 pendant tout l’été.

Rasemblement pour Kelly

mercredi 12 mai 2010

Nous nous sommes retrouvés à une trentaine de personnes devant
la Préfecture mercredi 12 mai. Toutes les organisations signataires étaient
représentées.
Malgré notre insistance et le nombre d’associations représentées, nous
n’avons pas été reçus en Préfecture.
Nous continuons à nous mobiliser pour obtenir le retour de Kelly.

APPEL DE CAYENNE : Demande au Gouvernement Français pour la communauté haïtienne

jeudi 28 janvier 2010

A la suite du séisme qui a eu lieu en Haïti, la communauté haïtienne de France et en particulier de Guyane se trouve dans une situation catastrophique. Les Haïtiens ne sont plus en mesure de prouver leur état-civil et n’ont aucun espoir de satisfaire aux exigences en vigueur pour leur régularisation.

Face à cette situation humanitaire dramatique, nous demandons au Gouvernement Français :

- une régularisation exceptionnelle et durable de tous les Haïtiens présents sur le territoire français,
- le regroupement familial exceptionnel pour les proches, tout particulièrement enfants et personnes âgées en danger en Haïti alors qu’ils ont de la famille sur le territoire français,
- des mesures spécifiques pour la prise en charge des enfants de Guyane devenus orphelins,
- l’abandon des exigences administratives en matière d’état-civil devenues impossibles à satisfaire,
- des moyens supplémentaires humains et financiers pour gérer la situation à la Préfecture de la Guyane.

La Guyane a déjà su accueillir les Martiniquais victimes de La Montagne Pelée et les Hmongs par exemple. Nous demandons maintenant, avec le soutien de l’Union Européenne, un plan de développement pour la Guyane, intégrant la communauté haïtienne et incluant l’éducation, la formation, le logement, la santé et le travail.

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

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