Charter vers Haïti : expulsion collective de 20 personnes depuis le centre de rétention de Guyane

vendredi 7 décembre 2018
par  Sud Éducation Guyane

Dans la nuit du 5 décembre, 20 personnes de nationalité haïtienne ont été transférées depuis le centre de rétention vers l’aéroport afin d’être expulsées collectivement à bord d’un vol organisé par l’administration à destination d’Haïti.

Parmi ces personnes se trouvaient des parents indiquant être isolés et laisser en catastrophe leur enfant sur le territoire à la garde d’une voisine ou au mieux d’un proche, un père laissant son nouveau-né ou encore sa compagne enceinte.

Les ruptures familiales occasionnées par ces renvois sont forcément traumatisantes pour les familles et peuvent placer ces enfants en graves difficultés, or leur intérêt doit être considéré en priorité.

D’autres personnes avaient été placées en rétention la veille et ont donc été expulsées à la hâte et sans possibilité de faire examiner leur situation et les conditions de leur enfermement par un juge.

Les 20 personnes ont par ailleurs été informées de leur départ la veille au soir puis emmenées à l’aéroport à 4 heures du matin pour un vol programmé à 10h30.

Ces modalités contreviennent au principe d’information des personnes leur permettant de préparer dignement leur départ.

L’horaire très matinal de leur sortie du CRA pour un vol programmé 6h30 plus tard, pose également la question d’une stratégie qui viserait à éviter que ces personnes exercent leurs droits en rétention avant leur renvoi.

Cette opération intervient dans un contexte de très forte activité au centre de rétention de Guyane depuis plusieurs mois. Au regard des conséquences humaines d’une expulsion, il est impératif que les pouvoirs publics organisent un examen attentif de chaque situation individuelle et garantisse une réponse digne et respectueuse des droits fondamentaux.

Signataires :
La Cimade
La Ligue des droits de l’Homme - section Cayenne
Réseau éducation sans frontière - Guyane
Sud éducation – Guyane


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Brèves

20 mars - Grève totale à l’Université de Guyane

samedi 16 mars

Assemblée Générale - 9h00 - Amphi A
puis Grande Marche

A l’appel de plusieurs organisations :
SUD éducation, UNEF, RESF, SNES-FSU, SNESUP-FSU, LDH, STEG-UTG, VIVA

Les élèves étrangers pendant les vacances

vendredi 11 juin 2010

Les vacances scolaires sont propices aux arrestations des jeunes majeurs étrangers dont la situation scolaire n’est pas toujours claire. Il est important que les élèves partent en vacances avec une preuve de leur inscription pour l’année prochaine. Ils doivent en garder une copie sur eux en permanence. Dites-leur !

Si vous êtes informé qu’un élève est arrêté, vous pouvez appeler le numéro d’urgence RESF : 0694-26-90-90 pendant tout l’été.

Rasemblement pour Kelly

mercredi 12 mai 2010

Nous nous sommes retrouvés à une trentaine de personnes devant
la Préfecture mercredi 12 mai. Toutes les organisations signataires étaient
représentées.
Malgré notre insistance et le nombre d’associations représentées, nous
n’avons pas été reçus en Préfecture.
Nous continuons à nous mobiliser pour obtenir le retour de Kelly.

APPEL DE CAYENNE : Demande au Gouvernement Français pour la communauté haïtienne

jeudi 28 janvier 2010

A la suite du séisme qui a eu lieu en Haïti, la communauté haïtienne de France et en particulier de Guyane se trouve dans une situation catastrophique. Les Haïtiens ne sont plus en mesure de prouver leur état-civil et n’ont aucun espoir de satisfaire aux exigences en vigueur pour leur régularisation.

Face à cette situation humanitaire dramatique, nous demandons au Gouvernement Français :

- une régularisation exceptionnelle et durable de tous les Haïtiens présents sur le territoire français,
- le regroupement familial exceptionnel pour les proches, tout particulièrement enfants et personnes âgées en danger en Haïti alors qu’ils ont de la famille sur le territoire français,
- des mesures spécifiques pour la prise en charge des enfants de Guyane devenus orphelins,
- l’abandon des exigences administratives en matière d’état-civil devenues impossibles à satisfaire,
- des moyens supplémentaires humains et financiers pour gérer la situation à la Préfecture de la Guyane.

La Guyane a déjà su accueillir les Martiniquais victimes de La Montagne Pelée et les Hmongs par exemple. Nous demandons maintenant, avec le soutien de l’Union Européenne, un plan de développement pour la Guyane, intégrant la communauté haïtienne et incluant l’éducation, la formation, le logement, la santé et le travail.

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

Signer la pétition