Lettre ouverte à la classe politique guyanaise

Communiqué unitaire
dimanche 14 octobre 2018
par  Sud Éducation Guyane

Le vendredi 29 septembre 2018 des lycéens ont été gazés et brutalisés alors qu’ils manifestaient pacifiquement en solidarité avec l’un de leur camarade placé au centre de rétention administrative. Trois jeunes filles ont dû être transportées à l’hôpital, deux d’entre elles ayant même perdu connaissance. De mémoire de Guyanais, la police n’avait pas réprimé aussi durement des lycéens depuis les évènements de novembre 1996. Cet acte de violence gratuite doit être condamné avec la plus grande fermeté par l’ensemble de la société guyanaise et la classe politique en premier lieu.

Pourtant, malgré la gravité de la situation, les élus que vous êtes, pourtant si prompts à réagir à l’actualité se sont enfermés dans un étrange silence. Quel signal voulez-vous donner ? Quel message se cache derrière ce silence assourdissant ? Est-ce le désir à peine refoulé de voir une jeunesse réduite au silence ? Si les hommes et les femmes politiques du pays ne protègent pas la jeunesse, qui le fera ?

De plus, la question de la scolarisation de tous les enfants et jeunes de Guyane met l’Etat devant ses responsabilités : les collectivités doivent être davantage soutenues pour permettre l’accès à l’école.

Malgré les acquis du Mouvement social de mars 2017, il manque urgemment au moins 2 collèges et 2 lycées sur le territoire.

Autant de questions que se posent les citoyens du pays au premier rang desquels la jeunesse et les lycéens. Et pourtant nombre d’entre vous se sont empressés de prendre position sur des questions d’actualité récentes, certainement plus rentables politiquement. Dans la rue, les lycéens chantaient la chanson de Francis Nugent dont les paroles commencent ainsi : « En Guyane nous sommes de toutes les couleurs Cultures mélangées pour une seule identité main dans la main nous marcherons sur le chemin de l’amitié celle que l’on partage entre amis pour la vie ».

Visiblement, cette jeunesse n’attire pas votre attention, pas plus les valeurs de fraternité et de solidarité qu’elle porte. A un moment où l’équilibre du vivre ensemble semble plus que jamais menacé, n’est-ce pas le moment d’embrasser ces luttes qui nous unissent ? La réponse est évidente pour ces lycéens qui ont manifesté et qui ont affirmé avec force les valeurs d’humanité, s’érigeant ainsi en pierre angulaire de la société de demain.

Votre silence, que l’on peut interpréter complice, est incompréhensible. La jeunesse et la société guyanaise dans son ensemble vous demandent de prendre une POSITION PUBLIQUE claire quant à l’agression de ces jeunes par la police.

SIGNATAIRES :
RESF Guyane
ASCL UG (Association des Lettres de l’Université de Guyane)
FSU
GUYANE ALTERNATIVE
GUYANE INSOUMISE
LDH, section de Cayenne
Sgen-CDTG-CFDT
SUD ÉDUCATION
UTG
Association des Parents d’élèves de SAINT-GEORGES


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Brèves

VENDREDI 15 mars - GREVE dans L’EDUCATION

jeudi 28 février

Appel à la grève
SNES-FSU - SNEP-FSU - SNUEP-FSU - SGEN-CFDT - STEG-UTG - SUD éducation - SNETAA-FO - SNETAP-FSU

Combattons le projet d’école Blanquer

samedi 23 février

Revendications de SUD éducation :

- L’abrogation de la réforme du lycée et du bac
- L’abrogation de la réforme de la voie professionnelle
- Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves
- Une réduction des effectifs par classe en lycée (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national
- Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te-s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques,artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
- L’abandon du SNU et du service civique
- L’abandon du projet d’imposer une deuxième HSA dans le second degré
- L’abandon de la réforme des directions d’école
- Dans les écoles, un travail en équipe renforcé avec des moyens et du temps attribués aux écoles et non à des individu-e-s directeurs ou directrices. Une gestion collective des charges permettrait une prise en charge collégiale et/ou avec partage des tâches.
- Le respect de la liberté pédagogique des enseignant-e-s.
- La prise en main par les personnels eux-mêmes de leur formation pédagogique.

Jeudi 21 février - Journée d’action dans l’éducation

dimanche 17 février

SNES-FSU
SNEP-FSU
SNUEP-FSU
SUD éducation
SNETAA-FO
STEG-UTG
SGEN-CFDT
SNETAP-FSU

MARDI 12 FEVRIER - GREVE EDUCATION

jeudi 7 février

RENDEZ-VOUS
Cayenne - 9h00 - devant le Rectorat
Saint-Laurent - 9h00 - devant la Sous-préfecture

GREVE INTEPROFESSIONNELLE - PUBLIC-PRIVE - GUYANE - 5 FEVRIER

samedi 2 février

RENDEZ-VOUS
9h00 - Préfecture - Cayenne
9h00 - Sous-préfecture - Saint-Laurent