Discours de SUD éducation Guyane - Premier Mai 2018 à Saint Laurent du Maroni

lundi 7 mai 2018
par  Sud Éducation Guyane

Tous unis contre la loi Asile Immigration !

En 1793, on trouve écrit dans la constitution française : « Le peuple français donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. Il le refuse aux tyrans ». Deux cent vingt cinq ans plus tard, l’histoire donne un sens bien ironique à cet appel. Car des tyrans accueillis par la France, il y en a eu ! Jean Claude Duvalier, Jean Bedel Bokassa, Mobutu. Ceux là ont trouvé des portes grandes ouvertes et une terre d’accueil.

Mais pour les victimes des guerres financées par des états occidentaux, pour le révolutionnaire kurde du Rojava, le journaliste dissident mexicain ou le Rohinga apatride, pour ceux là la notion d’asile politique en France leur arrive bien limitée. En effet, la loi asile-immigration s’appuie sur l’idée nauséabonde que le droit d’asile est « dévoyé ». Mais en réalité, tout ce qu’on vise à travers cette perpétuelle méfiance du droit d’asile, c’est la solidarité politique internationale. On jette le doute, on demande des « preuves », on accuse les prétendants à l’asile d’avoir recours à des argumentaires préparés par d’autres. Pour l’état la défense de la liberté, et la mise en œuvre de la justice, est l’apanage des puissances occidentales ! Pas celle des peuples et des révolutionnaires qui luttent à travers le monde !

Alors oui, nous dénonçons cette manipulation fétide qui présente le droit d’asile comme une brèche ouverte, un moyen de franchir les frontières occidentales ! Soyons conscients des enjeux politiques profonds de la question et battons nous pour une solidarité internationale réelle !

De plus, la loi Asile-Immigration durcit la politique sécuritaire qui se développe en France depuis 15 ans : allongement de la retenue administrative, de la rétention administrative, mise en place d’une immigration choisie selon des critères de classe sociale : acceptons les « talents », les « étudiants chercheurs », refusons notre territoire aux pauvres, victimes du capitalisme international. L’Europe, tournée de plus en plus vers elle-même, nous oblige à regarder le monde à travers sa volonté de préserver sa suprématie dans l’ordre du monde.

Mais autour de nous, les enjeux diplomatiques sont bien différents. Le monde caribéen et sud américain met en place d’autres dynamiques : depuis 2008 l’UNASUR permet à tout citoyen Sud-Américain de visiter un pays d’Amérique du Sud (hormis la Guyane française et le Suriname) autre que le sien pendant 3 mois en n’ayant besoin de ne présenter que sa carte d’identité. Plus encore le CARICOM est en train de mettre en place un passeport commun permettant la libre circulation des ressortissants des états membres. Ces accords, motivés il est vrai par des enjeux économiques capitalistes, vont avoir aussi pour conséquence de construire une solidarité interrégionale et de transformer les rapports entre les citoyens de nombreux peuples caribéens et sud américains présents en Guyane !

La loi asile-immigration renforce l’isolement de la Guyane au sein des nations qu’elle côtoie et côtoiera dans son histoire.

- Nous ne voulons pas être les gardes chiourmes de la forteresse européenne en Amérique du Sud !

- Nous ne serons pas les gardes chiourmes des peuples qui sont nos frères !

- Nous voulons être des hommes et des femmes libres, sur une terre libre !


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Brèves

VENDREDI 15 mars - GREVE dans L’EDUCATION

jeudi 28 février

Appel à la grève
SNES-FSU - SNEP-FSU - SNUEP-FSU - SGEN-CFDT - STEG-UTG - SUD éducation - SNETAA-FO - SNETAP-FSU

Combattons le projet d’école Blanquer

samedi 23 février

Revendications de SUD éducation :

- L’abrogation de la réforme du lycée et du bac
- L’abrogation de la réforme de la voie professionnelle
- Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves
- Une réduction des effectifs par classe en lycée (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national
- Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te-s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques,artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
- L’abandon du SNU et du service civique
- L’abandon du projet d’imposer une deuxième HSA dans le second degré
- L’abandon de la réforme des directions d’école
- Dans les écoles, un travail en équipe renforcé avec des moyens et du temps attribués aux écoles et non à des individu-e-s directeurs ou directrices. Une gestion collective des charges permettrait une prise en charge collégiale et/ou avec partage des tâches.
- Le respect de la liberté pédagogique des enseignant-e-s.
- La prise en main par les personnels eux-mêmes de leur formation pédagogique.

Jeudi 21 février - Journée d’action dans l’éducation

dimanche 17 février

SNES-FSU
SNEP-FSU
SNUEP-FSU
SUD éducation
SNETAA-FO
STEG-UTG
SGEN-CFDT
SNETAP-FSU

MARDI 12 FEVRIER - GREVE EDUCATION

jeudi 7 février

RENDEZ-VOUS
Cayenne - 9h00 - devant le Rectorat
Saint-Laurent - 9h00 - devant la Sous-préfecture

GREVE INTEPROFESSIONNELLE - PUBLIC-PRIVE - GUYANE - 5 FEVRIER

samedi 2 février

RENDEZ-VOUS
9h00 - Préfecture - Cayenne
9h00 - Sous-préfecture - Saint-Laurent