Toutes et tous en grève le 21 septembre !

Dans le public comme dans le privé, après la réussite du 12...
samedi 16 septembre 2017
par  Sud Éducation Guyane

La journée de grèves et de manifestations du 12 septembre a été un succès : plus de 450 000 personnes ont manifesté dans toute la France pour demander le retrait des ordonnances et mettre un coup d’arrêt aux attaques tous azimuts du gouvernement. Cette réussite appelle des suites. C’est pourquoi, sans attendre, nous appelons à une nouvelle mobilisation par la grève et les manifestations le jeudi 21 septembre, veille d’examen des ordonnances par le conseil des ministres.

La mobilisation des personnels de l’éducation doit s’amplifier.

Les raisons de se mobiliser sont nombreuses. Dans le 1er degré, les premières décisions du ministère désorganisent le service public et accroissent la pression sur les personnels. Le ministre voudrait en outre imposer ses conceptions pédagogiques rétrogrades, notamment en ce qui concerne l’apprentissage de la lecture, les évaluations nationales et les programmes. Dans le 2nd degré, le pire des réformes de ces dernières années est conservé et l’autonomie des établissements est encore accentuée. Le ministre prétend ainsi donner le pouvoir de recrutement aux chef-fe-s d’établissement et met en chantier la remise en cause du baccalauréat et du droit aux études supérieures pour tou-te-s. Dans l’enseignement supérieur, le ministère prépare la sélection à l’entrée de l’Université pour masquer son refus de mettre les moyens nécessaires pour une université ouverte à tou-te-s.
Il veut aussi promouvoir l’individualisation des parcours et la généralisation des blocs de compétences. Cette logique est dangereuse. Elle détruit le cadre national des diplômes et leur reconnaissance par les conventions collectives. Elle augmente les processus de tri social. Elle contribue à précariser les salarié-e-s.

Public, privé… Le gouvernement attaque sur tous les fronts.

Alors qu’il annonce déjà de nouvelles réformes des retraites et de l’assurance chômage, les salaires sont de nouveau gelés dans la Fonction publique : après de timides mesures en fin de mandat précédent, le gouvernement annule les augmentations prévues du point d’indice alors que se profile une hausse de la CSG, rétablit la journée de carence et prépare la fin du statut de fonctionnaire. Dans le même temps il annonce la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, la fin des contrats aidés et développe les services civiques (un statut encore plus précaire).
C’est la démonstration que le projet libéral de Macron touche la société dans son ensemble. Le projet le plus emblématique de sa politique est la réforme du code du travail par ordonnances. Le contenu des ordonnances : attaques contre le CDI, inversion de la hiérarchie des normes pour encore plus de domaines, facilitation des licenciements, pénibilité encore moins reconnue, mise en cause des droits collectifs, destruction des CHSCT, référendums d’entreprise à l’initiative de l’employeur… L’enjeu : démunir encore un peu plus les salarié-e-s face à leur patron.

Construisons le mouvement social pour faire reculer Macron !

L’expérience l’a prouvé : les journées d’actions isolées ne suffiront pas à elles-seules à faire plier le gouvernement. C’est pourquoi SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, appelle à se réunir sur nos lieux de travail et discuter de l’ancrage d’une grève reconductible et interprofessionnelle. Celle-ci doit se construire dans chaque secteur, à l’image du mouvement reconductible qu’engagent les routier-e-s à partir du 25 septembre, et qu’il ne faudra pas laisser isolé-e-s.

La grève public/privé du jeudi 21 septembre doit contribuer à construire ce fort mouvement social pour imposer le retrait des ordonnances et stopper cette offensive ultra-libérale. Les personnels de l’éducation doivent y prendre toute leur part.



Commentaires

Agenda

<<

2020

 

<<

Septembre

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930    
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

La crise sanitaire ne doit pas induire la...

lundi 24 août

La crise sanitaire ne doit pas induire la suspension de l’état de droit. Nous serons vigilant-e-s quant au respect des libertés publiques et des droits fondamentaux. Nous serons également vigilant-e-s quant aux restrictions concernant les droits et garanties des fonctionnaires.

Cliquez ci-dessous afin d’obtenir l’ensemble des liens

Sur le Web : ICI

Fonction publique : Préavis de grève pour les journées allant du 1er au 30 septembre 2020

lundi 24 août

Ce préavis est destiné à permettre à tous-tes les agents-es de la Fonction publique d’exprimer et faire prendre en compte leurs revendications dans tous les domaines précités et de faire valoir leurs droits dans toutes les situations notamment celles mettant en danger leur santé.

Sur le Web : Solidaires FP

Plus jamais ça ! : "Nous les avons applaudis, maintenant il nous faut les soutenir !"

lundi 8 juin

Ce ne sont pas des médailles que les personnels réclament mais des actes. Pour les obtenir, ils multiplient les mobilisations devant leurs établissements toutes les semaines et appellent à une grande journée de mobilisation le 16 juin partout en France. Nos organisations appellent l’ensemble de la population à manifester leur soutien et partager leurs exigences en se rendant à ces initiatives, tout en respectant les mesures de protection.

350.org, Action Aid, Aequitaz, ANV Cop 21, Alternatiba, Attac, CGT, Communauté de l’Arche non violence, Confédération paysanne, Convergences services publics, Copernic, Droit au logement, Emmaüs France, FSU, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Notre Affaire à Tous, Oxfam, Solidaires, UNL

Sur le Web : Plus jamais ça !

Pétition : #PlusJamaisCa, signons #PourLeJourDapres

samedi 30 mai

- L’arrêt immédiat des activités non indispensables pour faire face à l’épidémie.
- Les réquisitions des établissements médicaux privés et des entreprises afin de produire dans l’urgence masques, respirateurs et tout le matériel nécessaire pour sauver des vies.
- La suspension immédiate du versement par les entreprises de dividendes, rachats d’actions et bonus aux PDG.
- La décision de ne pas utiliser les 750 milliards d’euros de la BCE pour alimenter les marchés financiers mais uniquement pour financer les besoins sociaux et écologiques des populations.

Y’a bon Banania, version 2020 : une production de l’Etat français

mercredi 27 mai

Communiqué Union syndicale Solidaires - Centrale Démocratique Martiniquaise des Travailleurs (CDMT)

(le tract)