ILM ou l’exploitation version rectorat

vendredi 14 octobre 2016
par  Sud Éducation Guyane

Cette rentrée scolaire est une nouvelle fois marquée par les déficits et manquements graves. En effet au début du mois de septembre, il manquait à l’appel 4 Intervenants en Langue Maternelle (ILM) sur les 40 que devrait compter l’académie (tout juste plus de 30 aujourd’hui sont en poste). Ce dispositif existe pourtant depuis 1998. Jusqu’en 2007, les ILM étaient désignés par l’acronyme MBC (médiateurs bilingues et culturels). Ces collègues travaillent en intervention auprès des écoles primaires et notamment des maternelles en vue « d’aider les élèves à s’approprier l’école, de leur donner la possibilité de développer la maîtrise de leur langue maternelle et de valoriser leur culture afin de faciliter le développement de l’estime de soi et l’acquisition du français »1. Ce dispositif est unique en France et n’existe qu’en Guyane. La mise en place de ce dispositif fait suite à de nombreuses interpellations et mobilisations des équipes éducatives, des parents et à la mobilisation de la société guyanaise pour la création du rectorat de Guyane.
Oui mais voilà, aujourd’hui, 4 de nos collègues ILM n’ont pas été renouvelés sans aucune explication après plus de 6 ans d’exercice , parmi eux certains travaillant depuis le début de la mise en place de ce dispositif… Virés après une période d’essai de plus de 6 ans en somme ! La loi en matière de droit du travail précise pourtant que ces derniers auraient dû être automatiquement après 6 ans de Contrat à Durée Déterminée (CDD) basculés sur un CDI (Contrat à Durée Indéterminé) plus protecteur et plus stable. Mais le rectorat, malgré de multiples interpellations, n’a pas hésité à bafouer leurs droits en les renouvelant par des CDD d’un an depuis plus de 6 ans !
Le rectorat de Guyane n’a ainsi rien à envier à la pire multinationale en terme de droit du travail, plongeant dans la précarité la plus extrême, des collègues guyanais volontaires et impliqués dans l’éducation de la jeunesse guyanaise ! Après n’avoir eut de cesse de répéter aux collègues ILM qu’ils coûtaient chers (Peu importe de savoir si ce dispositif est efficace, c’est le portefeuille qui parle) on ne les renouvelle pas et on les plonge ainsi dans le chômage et la précarité sans autre forme d’explication...
Celles et ceux qui n’ont pas été renouvelés, 2 ILM sur la commune d’Apatou et 2 sur la commune de Grand Santi (qui ne compte désormais plus qu’une seule ILM au lieu de 5 pour 5 écoles distantes parfois de plusieurs heures de pirogue !!!!), n’ont bien sûr pas été remplacés. Car bien évidemment les malheureux non-renouvelés ne sont pas et ne seront pas remplacés ; politiques d’économie obligent et peu importe la réussite ou le bien être de nos élèves !
C’est ainsi ce dispositif, destiné à améliorer les conditions de scolarisation de nos enfants et à mettre en valeur les richesses culturelles et linguistiques de la Guyane, que l’on saborde en mettant à la porte des collègues investis dans leur travail depuis des années et en ne dotant pas les postes laissés vacants par ces procédés de mise à la porte.
Est-ce là le signal du retour en force de l’école de Ferry le colonialiste ? Une école qui, se basant sur le principe de la République une et indivisible, impose le même programme, le même enseignement et les mêmes méthodes partout sans prendre en compte les particularités linguistiques et culturelles des territoires français. L’exception culturelle chère à la France sur le plan international semble bel et bien remise en cause sur le territoire national et notamment en Guyane.
Parce que « la diversité c’est la vie, l’uniformité c’est la mort » (Bakounine) ; le risque de ce sabordage c’est bel et bien la fin de la prise en compte de la diversité des cultures qui composent la Guyane et plus largement l’espace Français.
Il est intolérable que ce soit une nouvelle fois l’avenir de la jeunesse guyanaise, de notre jeunesse que l’on hypothèque et que l’on sacrifie pour de sacro-saint principes d’économies ! C’est pourquoi :

SUD éducation Guyane exige la réintégration immédiate des 4 collègues ILM non renouvelés ainsi que leur CDIsation.
SUD éducation Guyane exige conformément à la législation, le passage en CDI de tous les collègues ILM.
SUD éducation Guyane exige la revalorisation des salaires des collègues ILM gelés depuis des années alors même que l’État a décidé le dégel des salaires des enseignants.
SUD éducation réclame le renforcement du dispositif afin de prendre réellement en considération les besoins et les défis de la Guyane.

Contacts presse :
Thomas T.
06 94 41 46 62
sudeducguyane@laposte.net


N’hésitez pas à signer et à faire circuler la pétition pour la réintégration des collègues ILM qui n’ont pas été renouvelés, que tous les postes soient pourvus et que des moyens soient attribués pour ce dispositif.


Documents joints

Communiqué de presses ILM
Pétition ILM

Signatures :  7

Date Nom Sites Web Message
Juin 2018 Germaine Germaine
Juin 2018 chocolatine chocolatine
Septembre 2017 jerome jerome
Février 2017 laval daniel Assurance et prise en charge serrure
Octobre 2016 Philippe BOUBA SUD éduc 973
Octobre 2016 fuite ballon eau chaude paris 8 fuite ballon eau chaude paris 8 je suis pour
Octobre 2016 Ophélia NORTES

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Brèves

VENDREDI 15 mars - GREVE dans L’EDUCATION

jeudi 28 février

Appel à la grève
SNES-FSU - SNEP-FSU - SNUEP-FSU - SGEN-CFDT - STEG-UTG - SUD éducation - SNETAA-FO - SNETAP-FSU

Combattons le projet d’école Blanquer

samedi 23 février

Revendications de SUD éducation :

- L’abrogation de la réforme du lycée et du bac
- L’abrogation de la réforme de la voie professionnelle
- Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves
- Une réduction des effectifs par classe en lycée (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national
- Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te-s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques,artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
- L’abandon du SNU et du service civique
- L’abandon du projet d’imposer une deuxième HSA dans le second degré
- L’abandon de la réforme des directions d’école
- Dans les écoles, un travail en équipe renforcé avec des moyens et du temps attribués aux écoles et non à des individu-e-s directeurs ou directrices. Une gestion collective des charges permettrait une prise en charge collégiale et/ou avec partage des tâches.
- Le respect de la liberté pédagogique des enseignant-e-s.
- La prise en main par les personnels eux-mêmes de leur formation pédagogique.

Jeudi 21 février - Journée d’action dans l’éducation

dimanche 17 février

SNES-FSU
SNEP-FSU
SNUEP-FSU
SUD éducation
SNETAA-FO
STEG-UTG
SGEN-CFDT
SNETAP-FSU

MARDI 12 FEVRIER - GREVE EDUCATION

jeudi 7 février

RENDEZ-VOUS
Cayenne - 9h00 - devant le Rectorat
Saint-Laurent - 9h00 - devant la Sous-préfecture

GREVE INTEPROFESSIONNELLE - PUBLIC-PRIVE - GUYANE - 5 FEVRIER

samedi 2 février

RENDEZ-VOUS
9h00 - Préfecture - Cayenne
9h00 - Sous-préfecture - Saint-Laurent