Edito

Sud Education guyane rencontre le Recteur

samedi 6 novembre 2004
par  Sud Éducation Guyane

Trop de blabla pas assez de blada.

Lors de cette rencontre, le Recteur a rappelé que la situation
n’est pas dramatique puisque la Guyane peut se prévaloir
d’un bon nombre d’atouts ; et « la république veut assumer
la spécificité de la Guyane »
Quelques petites choses à régler quand
même : mettre en place une « décélération »
du taux de contractuels (dans trois mois, la
loi sur la cohésion sociale apportera des éléments
de réponses à l’homogénéisation des
statuts), « privilégier le lien entre Rectorat,
Préfecture et Collectivités locales pour une
planification meilleure de l’Education en
Guyane avec l’aide de l’équipe éducative »
et veiller à garantir un standard minimum
(toit, eau, électricité) pour les enseignants
résidant sur le fleuve. Notez que le fleuve
est à l’avant-garde des préoccupations du
recteur, : « Le fleuve est à la Guyane ce que la Guyane
est à la France »
Tout va donc bien se passer !
Enfin, sur la question ultime et fondamentale de la libéralisation
de l’école, le recteur développera cela plutôt dans d’autres réunions
(attendez-vous donc à d’autres comptes-rendus riches en
réponses stériles).
Un scoop cependant : Notre ministre ne se situe pas du tout dans
cette ligne (on entend le démantèlement progressif de l’école publique
et républicaine au profit d’une gestion libérale de l’éducation).
« AU CONTRAIRE ! », nous répond notre nouveau chef.
Il croit d’ailleurs personnellement en la capacité des chefs d’établissement
à assumer leurs futures responsabilités.
Côté université, l’Etat s’engage à mettre en place un pôle universitaire
en partenariat avec les laboratoires locaux. Il semble qu’il y
ait des atouts énormes pour la Fac en Guyane car elle peut à la
fois s’appuyer sur un socle étatique et profiter d’un rayonnement
régional. Qui l’eût cru ?!
Nous nous sommes donc quittés sur l’engagement de M. le recteur de nous recevoir régulièrement (au moins 1 fois par trimestre)
plus, si besoin (mais, il n’y pas besoin apparemment puisque tout va bien). Nous sommes surtout d’avis de ne pas y remettre les pieds
sans une revendication précise. En effet, les personnels du collège Lise Ophion de Balata se sont mobilisés pour faire face à des
décisions arbitraires d’une hiérarchie toujours plus sourde et ceux de la Canopée, en assemblée générale, ont réagi aux énormes
difficultés qu’ils rencontrent, dues aux manques de moyens et de personnels.


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Brèves

Coup de gueule… bis

dimanche 14 septembre 2014

Au collège, on accueille de plus en plus d’élèves hétérogènes : non lecteurs, lecteurs débutants, déchiffreurs, en difficultés personnelles, sociales, primo arrivants, etc. Le collège doit donc devenir un lieu où tous ces élèves ont leur place mais aussi le lieu de toutes les expérimentations. Génial !
On va pouvoir enfin inventer, créer, innover. Oui, mais... Quels outils, quel matériel, quelle formation pour le professeur qui veut s’investir dans les projets ? Il va falloir tâtonner, trier la masse d’informations sur internet, faire des proformas, écouter le discours des uns, des autres, trouver une salle, demander une armoire, des livres, un ordinateur ? J’en passe ! Monter des projets, c’est bien joli, mais quel parcours du combattant ! Tout ceci est-il bien logique à l’heure où on supprime les enseignants spécialisés ? Est-ce au professeur lambda de remplacer ces spécialistes ? Comme d’habitude, on marche sur la tête !

Coup de gueule

dimanche 14 septembre 2014

80% d’une classe d’âge au bac ! C’était une révolution. L’égalité des chances... etc. Oui, on y arrive.
On trafique les notes, on fait passer les élèves au bénéfice de l’âge, on les maintient dans le système sans leur donner les moyens de réussir.... j’en passe ! On arrive maintenant à avoir des élèves qui vont au bac en sachant tout juste lire. Oui, tout le monde peut avoir son bac, un bac bradé pour faire du chiffre !
De quel intérêt parle-t-on alors ? Celui de l’élève ou celui de la sacro-sainte statistique d’une société dans laquelle seul le rendement compte ?

Enquête par questionnaire

jeudi 13 décembre 2012

Dès janvier SUD Éducation Guyane lancera une enquête par questionnaire sur les conditions matérielles de travail dans les écoles de Guyane.

L’objectif est pour nous de recueillir des données chiffrées histoire de dresser une liste assez exhaustive de problèmes rencontrés au niveau de nos extraordinaires conditions de travail...

Pour mener à bien cette enquête nous avons reçu un coup de main des camarades du département de sociologie de l’université Brest.

Double vacation

jeudi 13 décembre 2012

Le recteur est revenu sur sa position : il n’y aura pas d’expérimentation de la double vacation en Guyane. Reste que des enfants sont toujours non scolarisés et les constructions scolaires manquent cruellement.

La fédération SUD Éducation va intervenir auprès du ministère pour réaffirmer la nécessité d’un plan d’urgence pour l’éducation en Guyane.

Inspection : et si on arrêtait les bidouillages ?

jeudi 13 décembre 2012

SUD Éducation vient d’écrire au recteur pour lui demander de rappeler à ses Inspecteurs qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi en matière d’inspection.

Les inspections surprises ne sont pas réglementaires. Les rapports d’inspection doivent être adressés aux intéressés dans un délai d’un mois et la note pédagogique doit être communiquée dans le trimestre qui suit l’inspection.