Communiqué évaluation en maternelle

Vers une classification scandaleuse des enfants de 5 ans

vendredi 14 octobre 2011
par  Sud Éducation Guyane

“R.A.S.”, “Risque”, “Haut-risque”...

À l’école du Tri social dès la Maternelle ?

HORS DE QUESTION !

Le Ministère annonce la mise en place d’évaluations obligatoires en grande section de maternelle dès le mois de novembre. Classant les enfants selon les « risques » qu’ils représenteraient, elles reposent sur un tri médico-social des enfants qui seraient « évalués » au regard de leur « dangerosité » dans trois catégories : « R.A.S », « Risque », « Haut-risque ».

Classer un enfant de 5 ans en termes de "risque" est inadmissible et insensé.

Comme si l’acte d’enseigner n’était plus que l’évaluation du danger potentiel d’un élève ! Ces évaluations sont scandaleuses.

SUD éducation dit NON !

Une décision HONTEUSE

Cette approche est à l’opposé de toute démarche éducative fondée sur les capacités d’évolution des élèves et la valorisation de leurs potentialités.

Cette vision sécuritaire de la petite enfance n’est pas nouvelle. Elle repose sur une idéologie déterministe : l’individu ne peut échapper à ses déterminations, sauf à être rééduqué…

Turbulent à cinq ans = délinquant à vingt ans ; perturbateur en maternelle = criminel au collège. Cela nous rappelle le fameux rapport Bénisti et la « détection précoce de la délinquance ».

Les décisions ministérielles, présentées comme de simples mesures techniques ne visant qu’à améliorer l’efficience du système éducatif, sont à l’opposé de notre vision de l’enfance : à cinq ans, on a encore le droit de se tromper, de ne pas savoir, cela n’engage pas l’avenir. Tout éducateur responsable sait bien que l’erreur est formatrice et a sa place dans le processus d’apprentissage…

Nous savons aussi que ce système d’évaluation n’est ni une aide pour les élèves, ni un support pour les enseignants.

Ce n’est pas une proposition de diagnostic pour envisager une remédiation, mais un classement des écoles et un tri des enfants.

Cette annonce intervient alors que continue le démantèlement des dispositifs d’aide aux enfants en difficulté (suppression de milliers de postes de RASED), et sur fond de démembrement de la médecine scolaire.

SUD éducation demande l’abandon immédiat de ce nouveau dispositif.

SUD éducation appelle les équipes et les enseignant-e-s de maternelle à S’ORGANISER DÈS MAINTENANT pour exprimer leur indignation et REFUSER CES NOUVELLES EVALUATIONS, par tous moyens : BOYCOTT, GREVE ...

Pour l’École maternelle, nous revendiquons en revanche :

Le rétablissement de tous les postes de RASED supprimés

La mise en place d’une médecine scolaire à la hauteur des besoins

La réduction des effectifs par classe

L’arrêt immédiat de la privatisation larvée de l’école maternelle par le biais des jardins d’éveil et la création de postes en maternelle à la hauteur des besoins.


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Brèves

VENDREDI 15 mars - GREVE dans L’EDUCATION

jeudi 28 février

Appel à la grève
SNES-FSU - SNEP-FSU - SNUEP-FSU - SGEN-CFDT - STEG-UTG - SUD éducation - SNETAA-FO - SNETAP-FSU

Combattons le projet d’école Blanquer

samedi 23 février

Revendications de SUD éducation :

- L’abrogation de la réforme du lycée et du bac
- L’abrogation de la réforme de la voie professionnelle
- Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves
- Une réduction des effectifs par classe en lycée (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national
- Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te-s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques,artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
- L’abandon du SNU et du service civique
- L’abandon du projet d’imposer une deuxième HSA dans le second degré
- L’abandon de la réforme des directions d’école
- Dans les écoles, un travail en équipe renforcé avec des moyens et du temps attribués aux écoles et non à des individu-e-s directeurs ou directrices. Une gestion collective des charges permettrait une prise en charge collégiale et/ou avec partage des tâches.
- Le respect de la liberté pédagogique des enseignant-e-s.
- La prise en main par les personnels eux-mêmes de leur formation pédagogique.

Jeudi 21 février - Journée d’action dans l’éducation

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SNES-FSU
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GREVE INTEPROFESSIONNELLE - PUBLIC-PRIVE - GUYANE - 5 FEVRIER

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RENDEZ-VOUS
9h00 - Préfecture - Cayenne
9h00 - Sous-préfecture - Saint-Laurent