Collège de Maripasoula : en progrès, poursuite des efforts nécessaires

dimanche 5 juillet 2020
par  Sud Éducation Guyane

Alors que l’année scolaire touche à sa fin, il est temps de faire un bilan de la situation au collège de Maripasoula.

L’année a été peu commune, marquée par l’incendie de la décharge proche du collège et par la lutte contre la casse du système de retraites. Dans ces deux situations, les enseignants, surveillants, agents d’entretien du collège se sont fortement mobilisés, montrant leur détermination à défendre leurs conditions de travail et la santé de tous. Durant la crise du coronavirus également la communauté éducative a fait de son mieux pour surmonter les contraintes techniques et la désorganisation ministérielle et permettre aux élèves de continuer leur apprentissage, même si le décrochage a été très élevé.

Après une année 2018/2019 particulièrement difficile pour le collège frappé par de nombreux deuils, le rectorat semble avoir pris la mesure de la situation et a pris à partir de mars/avril 2019 des initiatives depuis longtemps nécessaires. Depuis, une nouvelle principale a été nommée, un réfectoire a été ouvert au collège en plus de celui de l’internat, une psychologue clinicienne a été nommée au sein de l’établissement, les deux postes d’infirmière scolaire ont été pourvu, et l’assistante sociale a multiplié les visites.

Sans qu’il y ait forcément de lien de cause à effet (de nombreux autres éléments entrant en compte), cette année pour la première fois depuis trop longtemps aucun élève ou personnel du collège n’a commis l’irréparable.

Il reste cependant énormément à faire pour qu’élèves et personnels évoluent dans un environnement sain. Nous demandons donc au rectorat d’intervenir pour faire en sorte que :

- Les locaux du collège et des internats soient enfin sécurisés, afin de limiter les vols massifs et réguliers qui touchent le collège et l’internat (affaires des internes, nourriture pour les réfectoires, fournitures des CAP, etc.).
- Les bilans de santé obligatoires en école primaire soient effectivement réalisés et répétés chaque année sur l’ensemble des écoles de la commune (ce qui implique un renforcement supplémentaire des effectifs de santé scolaire).
- Les élèves résidant dans des écarts bénéficient d’un retour à domicile chaque week-end afin de revoir leurs familles, qu’ils ne peuvent voir qu’une fois par mois et dont ils sont séparés dès l’âge de onze ans, promesse ancienne jamais appliquée à ce jour.
- Les opérations de réparation et de maintenance nécessaires soient faites aux internats (réparation des toilettes et des portes défoncées ou ne fermant pas, installation de douches supplémentaires, mise en place de moustiquaires, etc.) et au collège (climatisations hors d’usage, installations électriques dangereuses, nettoyage du gymnase impraticable depuis un an, ce qui oblige certains cours d’EPS à se dérouler assis en salle de classe, etc.).
- Des surveillants supplémentaires soient embauchés et formés pour les internats, afin d’encadrer les élèves, de mener des activités avec eux, de les y raccompagner quand ils ont fini les cours avant les autres ou sont malades (ce qui éviterait en cas de maladie contagieuse de maintenir des élèves cloîtrés dans une "salle de quarantaine" au collège) et d’y éviter trafics, intrusions et agressions.
- Des aides, des contrôles et des formations soient apportées pour les familles hébergeantes, qui se retrouvent souvent démunies face à des adolescents séparés de leurs familles et ayant souvent une langue et une culture différente de la leur.
- Les capacités d’intervention de l’ASE soient renforcées, les signalements d’élèves en danger, descolarisés ou victimes de violences mettant parfois des mois, voire des années, avant d’être traités, souvent sans qu’un temps suffisant soit consacré à ces situations (notamment pour mener le travail d’explication et de suivi nécessaire auprès des élèves et de leur famille).

Une grande majorité de ces mesures est réclamée depuis des années (notamment par SUD Éducation) et dépend en réalité de la collectivité territoriale. Nous demandons donc au rectorat de tout faire pour pousser la CTG à prendre ses responsabilités et à enfin remplir ses missions.

SUD Éducation Maripasoula
Le 5 juillet 2020


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