Dès la rentrée, on reprend le chemin de la grève

Fédération SUD éducation
jeudi 2 janvier 2020
par  Sud Éducation Guyane

La période des congés scolaires en a fait la preuve : la grève contre la réforme des retraites n’a pas connu de trêve, malgré la pression constante du gouvernement. Pour les personnels de l’éducation, qui étaient en congé, cela a été l’occasion de participer aux différentes actions interprofessionnelles : réveillons dans les gares les 23 et 30 décembre tractages, manifestations spontanées le 26 décembre, participation aux piquets de grève, AG interprofessionnelles, manifestations interprofessionnelles un peu partout sur le territoire le samedi 28 décembre à l’appel de SUD Rail et de la CGT cheminots.

Les annonces du gouvernement n’ont pas entamé la détermination des grévistes. Pas plus d’ailleurs que les appels à la trêve de plusieurs organisations syndicales, dont l’UNSA et la CFDT, qui n’ont bien souvent pas été respectées par leur base ! Plusieurs secteurs ont par ailleurs accentué leur implication dans la mobilisation, comme le secteur des raffineries, dont on connaît l’effet paralysant pour l’économie et, partant, l’importance dans le rapport de force avec le gouvernement à la solde du patronat.

La période qui s’ouvre avec la fin des congés scolaires doit être envisagée avec optimisme et détermination. Le gouvernement est fragilisé par les affaires Delevoye. Les sondages continuent à montrer un soutien majoritaire dans la population à la grève. Les annonces du gouvernement n’ont convaincu personne, pas même les syndicats les plus favorables au principe de la retraite par points. Le gouvernement se sent obligé de médiatiser des pseudos concessions à certains secteurs, comme celui de la culture, qui ne veulent pas plus d’une retraite qui pénaliserait la jeunesse à venir et choisit la solidarité pour tous et toutes. Et surtout, les secteurs en grève avant les congés, à commencer par l’éducation, vont trouver dans la reprise l’occasion de reprendre le chemin de la lutte et de la grève.

Dans le secteur de l’éducation, les annonces sur la revalorisation des enseignant-e-s n’ont trompé personne, comme l’a démontré SUD éducation dans plusieurs documents de décryptage. Pire, elles sont l’occasion pour le ministre de remettre sur la table différentes mesures de démantèlement du statut des enseignant-e-s : réduction des congés, multiplication des missions, annualisation du temps de travail… s’ajoutant à la casse prévue avec la loi de transformation de la Fonction publique qui détruit les instances paritaires, ainsi que les suppressions de postes annoncées pour la rentrée 2020. Si besoin était de le préciser : en combattant la réforme des retraites, c’est aussi le service public d’éducation que l’on défend !

Pour SUD éducation, il s’agit dorénavant de renforcer le rapport de force, dans l’objectif de gagner sur la revendication centrale de la mobilisation : le retrait pur et simple du projet Macron-Delevoye. Et pour cela, il n’y a pas de secret : seul un mouvement de grève massif, généralisé et reconduit, pourra permettre de l’emporter. Dans cette optique, différentes AG ont appelé à reprendre la grève dès le début de la semaine de la rentrée. Et le 9 janvier doit être l’occasion, par une véritable démonstration de force dans les taux de grévistes et dans la rue, de reprendre le chemin de la grève et de sa reconduction. Macron a affirmé sa détermination à mener sa réforme des retraites jusqu’au bout : faisons plier ce gouvernement et exigeons avec fermeté et détermination le retrait de cette réforme qui n’est ni amendable ni négociable.

SUD éducation appelle à :

- se réunir en Assemblée générales dès la rentrée et à voter la grève et sa reconduction
- se mettre massivement en grève et à participer aux manifestations le 9 janvier
- reconduire la grève pour amplifier le rapport de force pour obtenir le retrait du plan Macron-Delevoye


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