Communiqué de l’union syndicale SOLIDAIRES

Un vrai faux protocole d’accord …. sur les non titulaires !

mercredi 30 mars 2011
par  Sud Éducation Guyane

Le 31 mars prochain, les organisations syndicales de la Fonction Publique sont invitées à signer un protocole d’accord relatif à la « résorption de la précarité ».

Pour Solidaires, le gouvernement propose un « vrai faux » plan de titularisation avec, accrochée en toile de fond, sa volonté d’ébranler la fonction Publique et son Statut.

Ce plan ne concernera qu’une minorité d’agents non titulaires, ce qui est très loin des promesses de titularisation du Président N. Sarkozy !

Aujourd’hui, plus de 872 000 contractuel-les (chiffre officiel) sont recensé-es dans les trois versants de la Fonction publique et bien qu’aucun chiffre précis n’ait été fourni, il est évident que seule une minorité d’agents sera éventuellement « éligible » à la titularisation.

Si, depuis le début des négociations, le gouvernement a, sous la pression des organisations syndicales, modifié de façon importante sa copie… même si une minorité de contractuel-les devrait voir sa situation s’améliorer et se stabiliser en tant que fonctionnaire… le compte n’y est pas !

Le gouvernement n’a aucune intention de revenir sur son « dogme » de non
remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite et il n’y aura, donc, aucune création d’emploi permettant la mise en place d’un plan de titularisation correspondant au nombre de contractuels exerçant actuellement des missions de service public sur des emplois permanents.

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Communiqué SOLIDAIRES Fonction Publique

Ce seront les employeurs publics qui dresseront un état des lieux des agents susceptibles d’être titularisés, qui détermineront les corps et cadres d’emplois concernés, en fonction de leur gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences.
Et tout cela, malgré l’insistance de Solidaires Fonction publique, sans dispositif incitatif, sans contrainte autre que la loi ou les décrets et sans sanction financière en cas de non respect du protocole !
Solidaires reste perplexe sur la volonté de ces employeurs d’ouvrir massivement les portes de la titularisation.

Les agents, bien qu’exerçant depuis plusieurs années pour la Fonction Publique, devront passer des concours, des examens, qui bien que spécifiques, seront très sélectifs. Les lauréats de ces sélections seront nommés et affectés dans les conditions identiques à celles applicables aux lauréats des concours de droit commun. En route pour l’exode et les méandres des mutations !

Mais que deviendront celles et ceux qui auront échoué ? Que deviendront celles et ceux, qui au bout de 4 ans n’auront pas été éligibles ou promu-es ?

La porte de la titularisation sera fermée, ce qui est inadmissible pour Solidaires !

Si la transformation d’un CDD en CDI est, dans l’immédiat, un point positif pour les agents dans cette situation, pour Solidaires, nous sommes très loin, trop loin, du dispositif de titularisation car, même si le protocole prévoit l’obligation de contrats écrits, la « suppression de l’emploi » figure clairement parmi les motifs de licenciement. CDD ou CDI, le résultat sera le même lorsque l’employeur voudra se débarrasser d’un agent.

Pour Solidaires ce sera le retour à la case « précarité » et pire encore, le billet pour le « pôle emploi » !

Aujourd’hui, le recrutement direct en CDI existe déjà dans le versant de l’hospitalière, mais il va être élargi, à titre expérimental, dans le versant de l’Etat et ultérieurement étendu à la Territoriale, pour l’ensemble des catégories C, B et A, quand il n’y a pas de corps existant.
Lorsque l’on sait que les expérimentations se déroulent toujours avec succès et que très vite elles sont généralisées, il n’est pas besoin d’être devin pour dire que ce projet légalisera « l’embauche hors statut » des CDI remplaçant des fonctionnaires, là où des corps devraient être créés.
Cette manière dérogatoire d’embaucher existe déjà mais, après expérimentation, la volonté du gouvernement sera de l’installer définitivement dans le Statut.
Pour Solidaires, ce recrutement direct en CDI est un élément négatif, un DANGER pour le Statut. C’est en quelque sorte, d’abord entériner l’existence dans le Statut des titulaires et des contractuels embauchés sur des emplois permanents mais c’est aussi reproduire ce qui a été fait à la Poste. C’est la preuve du désengagement de l’État vis à vis du service public qui annonce sous une forme déguisée l’arrêt du recrutement de fonctionnaires.

Le contrat de projet a été retiré du protocole, de même que le Contrat d’activité mis en place à l’INRAP (Institut de recherches Archéologiques Préventives) est supprimé, sous la pression des organisations syndicales et notamment de Solidaires. Chassez le naturel, il revient au galop, puisqu’une réflexion sera conduite pour examiner si les règles qui régissent l’emploi contractuel sont adaptées pour : l’Enseignement supérieur, la Recherche et les fouilles archéologiques.

Sans oublier que feront parties de cette réflexion les missions exercées par le versant de la territoriale concernant la gestion des fonds européens et subventions.

Pour Solidaires, ce protocole se résume, principalement, à des recommandations, à des déclarations d’intentions, à la mise en place d’expérimentations, de missions ou d’études.

Pour Solidaires, le dispositif mis en place pour éviter la reconstitution de la précarité, s’apparente plutôt à la destruction du « Statut » actuel et de ses fondamentaux (égalité de traitement devant le concours et dans le déroulement de la carrière), sans aucune garantie que la précarité ne se reconstitue pas aussi vite.

Solidaires continuera à lutter, aux côtés des personnels, pour obtenir un véritable plan de titularisation.

Fonctionnaires et agents non titulaires doivent lutter et se mobiliser ensemble pour l’arrêt des suppressions de poste et pour exiger des créations d’emplois nécessaires aux besoins des services publics intégrant la titularisation des contractuels.

Solidaires et ses organisations membres continueront à construire les luttes et les rapports de force pour gagner la bataille de l’emploi, de la sauvegarde des services publics et de la Fonction Publique et résorber vraiment la précarité.


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Brèves

KOUROU - 6/02 - mobilisation, grève et rassemblement

samedi 3 février

Personnels, parents, élèves,
tout-e-s concerné-e-s,
tout-e-s mobilisé-e-s.

Cayenne, Matoury, Saint-Laurent sont en lutte !!!
A Kourou... de décoller !!!

Rendez-vous devant la Mairie de Kourou à 9h00 le mardi 6 février 2018.

GREVE massive le 6,
GREVE reconductible à partir du 7

Personnels mobilisés de Kourou

Nous réclamons, toutes et tous ensemble, une éducation ambitieuse pour une société égalitaire, pour lutter contre la précarité, source des violences.

vendredi 2 février

Grève massive le mardi 6 février 2018 !
Grève reconductible dès le 7 février 2018 !
Signataires : des personnels de Saint Laurent, la Coordination des personnels du collège A. Contout, le SNES-FSU, le STEG-UTG, SUD EDUCATION Guyane.
le 1er février 2018

Sur le Web : Grève

Mobilisation et grève le 30 janvier à Cayenne et à Matoury

lundi 29 janvier

A Cayenne, un lycée et un collège : LP Michotte et Auxence Contour.
A Matoury, le collège Concorde-Maurice Dumesnil.

Mobilisation et grève le 30 janvier dans les collèges de Saint Laurent du Maroni

lundi 29 janvier

SUD Education Guyane appelle à la grève dans les 5 collèges de Saint Laurent.
SUD Education Guyane soutient les personnels mobilisés.
SUD Education Guyane revendique pour Saint Laurent du Maroni :

- Embauche immédiate des CUI promise dans chaque établissement.
- Création immédiate de postes d’AED dans tous les collèges et augmentation du nombre de CPE.
- Création d’urgence de deux nouveaux collèges et du lycée 4 pour une réduction rapide du nombre d’élèves par classe.
- Sécurisation des enceintes des établissements : collège Paul Jean Louis et collège Arsène Bouyer d’Angoma et des parkings fermés pour les personnels.
- Ouverture et campagne d’embauche immédiate d’éducateurs, familles d’accueil, médecins dans tous les domaines du social et de la santé.
- De réelles mesures éducatives pour s’occuper des jeunes : juge des enfants à Saint Laurent du Maroni, CER, foyers...

KOUROU - 1er degré - Réunion d’Information Syndicale (RIS) - Mercredi 31 janvier - 9h-12h

mercredi 24 janvier

Le syndicat SUD éducation Guyane organise une RIS - sur temps de travail - pour les deux circonscriptions de Kourou le mercredi 31 janvier de 9h à 12h au Pôle culturel (Médiathèque).

Se rendre à une Réunion d’Information Syndicale (RIS) est un droit, que l’on soit ou non syndiqué. 9 heures de RIS possibles par année scolaire dont 3 heures sur temps devant classe.

Au programme :
- Présentation de SUD éducation et de l’union syndicale Solidaires
- Situation du Premier degré en Guyane
- Conditions de travail : 2, 3 bases à connaître (obligation du RSST et du registre des dangers graves et imminents impliquant le droit de retrait)
- Livret Scolaire Unique Numérique
- CUI - Services civiques
- Questions diverses

Si vous souhaitez participer à la RIS de SUD éducation :
- Informez les parents le plus tôt possible que, pour des raisons professionnelles, vous serez absent cette demi-journée là ;
- Prévenez l’IEN de la participation au moins 48 heures avant la date prévue. Il ne s’agit en aucun cas de "demander l’autorisation de" mais bien "d’informer que" ;
- Envoyez un courriel à SUD éducation Guyane pour nous informer de votre présence.

[une fiche de présence sera établie sur place. Une attestation individuelle de participation vous sera remise]

Ce droit syndical que nous avons acquis constitue un moment fort permettant : d’être informé, de participer au débat, de mettre en relation les collègues entre eux dans leur diversité. Continuons à être toujours plus nombreux.

SUD éducation Guyane - KOUROU
06.94.02.07.87

Sur le Web : Pour vous inscrire