JEUDI 29 JANVIER

ON FAIT GRÈVE ET ON MANIFESTE TOUS ENSEMBLE !

A Cayenne Rdv à 8H30 devant le rectorat de Troubiran
mardi 20 janvier 2009
par  Sud Éducation Guyane

Éducation Nationale, SNCF, fonction publique, Caisses d’Épargne, … des appels unitaires sont déjà lancés, d’autres vont suivre dans les prochains jours et les structures interprofessionnelles locales et départementales vont se rencontrer pour renforcer l’appel à la grève et organiser les manifestations. Solidaires en Guyane est déjà sur le pont !

Des luttes, il y en a en Guyane…

Uniquement dans les dernières semaines de 2008, on a vu de nombreuses grèves : la grève des "50 centimes", l’éducation nationale, la Poste, l’ANPE/ASSEDIC. En métropole, on a vu aussi la SNCF, l’audiovisuel, l’INSEE, les Caisses d’Epargne, Météo France, l’ONF, l’AFPA. Il y a aussi les grèves de travailleurs/ses Sans-Papiers qui se poursuivent en Ile De France. Et des mouvements locaux ou dans bien des secteurs : commerce, industrie, nettoyage, etc. Les luttes pour l’emploi et les salaires se multiplient dans le secteur privé ...
Par ailleurs, les lycéens ont fait reculer Darcos pour la réforme des lycées.

Grève généraleEnsemble, on est plus fort-e-s !

Une journée de grève et de manifestations, ce ne sera pas suffisant pour faire reculer le patronat et le gouvernement et il ne faut pas retomber dans la répétition des grèves de 24 heures, secteur professionnel par secteur professionnel. Nous devons construire un mouvement interprofessionnel prolongé qui rassemble. Mais cela fait si longtemps que nous travaillons à un appel interprofessionnel unitaire, que nous ne sous-estimons pas l’importance de la réussite de cette action. A Solidaires Guyane, nous y travaillons tous les jours !

La suite, indispensable, ne sera possible qu’après une grève massive, des manifestations puissantes, le 29 janvier !

Face aux attaques qui s’accélèrent …

Dans les entreprises : droit de grève, code du travail, contrat de travail avec licenciements facilités, 35 heures, suppressions massives d’emplois partout… Contre nos droits sociaux : assurance maladie, accès aux soins pour tous (franchises médicales, fermeture des hôpitaux), retraites… Contre les libertés : test ADN, fichage dès 13 ans, flicage accru des chômeurs, expulsions massives des sans-papiers, pénalisation des plus jeunes, répression, mise sous tutelle des média.

… le 29 janvier, on sera tous dans l’action !

Nous serons là pour dire au patronat et au gouvernement que nous ne voulons pas payer leur crise. C’est le système économique qu’ils ont bâti qui est en crise. Au nom de quoi devrions-nous en payer les conséquences ?
En faisant grève et en participant aux manifestations, nous montrerons que d’autres solutions sont possibles, si nous posons les questions de fond, et si nous agissons pour que les réponses ne soient pas seulement celles qui arrangent la minorité qui prétend nous diriger, cette minorité qui a gaspillé des centaines de milliards !

Faut-il distribuer des centaines de milliards d’argent public pour sauver le capitalisme ? Nous ne paierons pas leur crise

Depuis octobre, toutes les institutions (États, FMI, Banque centrale européenne, etc.) distribuent les milliards à tour de bras pour « sauver le système de la crise qu’il traverse ». Alors qu’il n’y avait pas d’argent pour nos salaires, pour les services publics, pour la sécu, pour nos retraites, alors qu’il fallait réduire la dette et le déficit public, des milliards sont offerts aux banquiers, aux patrons, aux actionnaires et le « déficit public » n’est plus un problème !
Après des dizaines d’années de bataille idéologique pour tenter de nous convaincre que la seule réalité possible c’est le marché, la libre concurrence, les privatisations, quand les bénéficiaires du système sont en difficulté, ils redécouvrent les bienfaits des aides publiques, mais pour leurs seuls intérêts privés. Privatiser les profits, socialiser les pertes, demeure un principe de base du système économique capitaliste. C’est pour cela que ces centaines de milliards d’euros ne sont pas utilisés pour lutter contre la faim dans le monde, pour loger celles et ceux qui survivent sans toit, pour créer des emplois stables, améliorer les conditions de travail ou pour augmenter les salaires et pensions.

Ou se poser la question de construire un autre système économique ?

Au contraire, sous prétexte de leur crise, patrons et gouvernement essaient de nous pressurer encore plus ! Nous pouvons refuser : exigeons une autre répartition de richesses que nous produisons. Par notre travail, nous contribuons tous à la richesse collective. Le système actuel est organisé pour que quelques uns s’accaparent la majeure partie du profit permis par le travail de tous. Les bas salaires, le chômage, la misère des retraites, la destruction des services publics et de la protection sociale, etc. ne sont pas une fatalité mais la conséquence de choix de société. C’est cela qu’il faut remettre en cause : nous avons montré en Guyane que nous étions prêts à nous inviter aux tables des négociations ! Continuons !

C’est leur système qui est en crise, et ils veulent nous le faire payer !

Pas question : au contraire, rendez nous nos milliards : la Guyane en a besoin !

Pas de licenciement, de chômage technique, de blocage des salaires : utilisons les milliards accumulés depuis des années, au lieu de les donner aux banques et actionnaires.


Appel unitaire interprofessionnel
CFDT - CFE-CGC - CFTC - CGT - FO - FSU - Solidaires - UNSA

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, en sont les premières victimes. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité. Surmonter cette crise implique des mesures urgentes d’une autre nature que celles prises par l’État et les entreprises, pour être au service de l’emploi et des rémunérations.

C’est pourquoi, les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) appellent les salariés du privé et du public, les chômeurs et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009 : elle donnera lieu dans tout le pays à des grèves et des manifestations.

Elles appellent à agir massivement et interpeller les responsables gouvernementaux, les responsables patronaux et les employeurs pour :
- défendre l’emploi privé et public ;
- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;
- exiger des politiques de rémunérations qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;
- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale ;
- des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité.


Documents joints

Tract de Solidaires Guyane pour le 29
Tract de Solidaires Guyane pour le 29

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Brèves

LA RENTREE 2018 MENACEE AU LYCEE F. EBOUE (Cayenne)

mercredi 23 mai

Les élus du CA et les syndicats alertent les personnels sur l’absence de préparation de la rentrée prochaine :

- 152 élèves supplémentaires sans création de classe, aucune demande de création de postes d’enseignants par la direction (alors que les autres lycées en ont obtenu 41 en tout) ; pas de 13ème seconde ; environ 31 élèves par classe (plus haut taux de Guyane) ;
- Pas de répartition ni de ventilation de la DHG, empêchant la tenue des conseils d’enseignement pour la préparation de la rentrée ;
- Dégradation de la vie de l’établissement avec montée des violences : agressions d’élèves à l’intérieur du lycée et aux abords, bagarres, professeurs filmés en cours, personnels bousculés ou insultés. Tout cela sans écoute de la direction, sans prise en charge sérieuse, sans politique de sanctions claire ;
- Pas de projet d’établissement pour la rentrée 2018 ; manque de soutien aux projets pédagogiques, pas d’ouverture continue du CDI ;

Les élèves ont déjà perdu 2 semaines de cours à cause d’une rentrée mal préparée en 2017 et celle de 2018 s’annonce pire. Mobilisons-nous pour éviter cela.

RDV devant le lycée pour manifester à 7h
GREVE jeudi 24 mai 2018

SNES-FSU
SUD éducation
UNSA éducation

Halte à la gouvernance imbécile de la Guyane Contre la hiérarchie, pas de hiérarchie !

vendredi 18 mai

SUD éducation Guyane, à l’instar de son attachement et de la promotion des pédagogies alternatives, défend les principes de gouvernance alternative décidée collectivement par les usagers de l’éducation nationale.
SUD éducation Guyane attaché à ces principes anti-hiérarchiques ne souhaite [...] aucun recteur quel qu’il soit.
SUD éducation Guyane appelle tous les usagers de l’éducation nationale en Guyane à se réunir en assemblée générale et à convoquer des états généraux de la gouvernance de l’académie pour jeter les nouvelles bases de gestion et de gouvernance de notre académie, émancipée d’une hiérarchie inutile et incompétente.

GREVE - 22 MAI - FONCTION PUBLIQUE - GUYANE

samedi 12 mai

SAINT-LAURENT-DU-MARONI
CAYENNE
KOUROU

GREVE à l’appel de l’UTG, de la FSU, de la CDTG-CFDT, de l’UNSA, du SNETAA-FO et de Solidaires

1er mai - manifestation - Saint-Laurent - 9h30 - Château d’eau

vendredi 27 avril

Un 1er mai de lutte, social et internationaliste
Journée internationale de lutte des travailleurs/euses

SUD éducation Guyane appelle ses adhérent-e-s et sympathisant-e-s à rejoindre l’initiative de l’UTG et à se retrouver à 9h30 devant le Château d’eau. (prises de parole à 11h00 sur la place Flore Lithaw)

Les 9, 10 et 14 avril, sans attendre, amplifions les luttes !

jeudi 5 avril

Sur le terrain, dans les entreprises, les services, les départements et communes nous appelons nos équipes à poursuivre et amplifier leurs actions pour tisser des liens, fédérer les luttes et organiser l’offensive. La responsabilité du mouvement social est immense et nous devons être à la hauteur sans attendre. Il nous faut multiplier localement les initiatives de convergences devant des services publics (gares, hôpitaux, centres des finances, bureaux de postes, pôles emplois, écoles, EHPAD…) et les formes d’actions : rassemblements, actions, assemblées générales, grèves, diffusion de tracts, manifestations.